En route pour une nouvelle aventure professionnelle... une page se tourne, une autre va s'écrire!

Voici ma dernière intervention au Conseil communal d'Ath, ce 4 mai 2015. Je quitte le Conseil car l'emploi que j'exercerai prochainement est incompatible avec le mandat politique communal... c'est une nouvelle page de ma vie professionnelle que je vais écrire dès la mi-mai!


Monsieur le Président,
Madame, Messieurs les membres du Collègecommunal,
Mesdames, Messieurs les conseillerscommunaux,
Chers athois, chères athoises,

Il y a quelques semaines, à l'occasion dudernier Conseil communal, je ne pensais pas faire cette interventiondevant vous aujourd'hui. La vie professionnelle, tout comme la vie privée, estun grand livre qui s'écrit au jour le jour. Et on ne sait pas de quoi serontcomposés les prochains chapitres.

Je me lance avec enthousiasme dans un nouveau chapitreprofessionnel, un nouveau défi malheureusementincompatible avec l'exercice de mon mandat communal. C'est en effet au serviced'une intercommunale que je travaillerai désormais, IC par définition auservice de l'ensemble des communes qui la composent et cela ne peut souffrird'un risque de conflit d'intérêt. 

Depuis quasi 3 ans, j'ai pris beaucoup deplaisir à siéger au sein de ce Conseil, à collaborer, débattre, parfoisbatailler avec vous. Avec mon départ, ce ne sera surement pas la longueur desinterventions du Président d'Assemblée qui sera revue la baisse, mais çacontribuera peut-être un peu à maintenir sa tension ;)
Pas toujours d'accord donc, en attente deréponses concrètes, j'ai toutefois pu constater à certaines reprises que mesinterventions n'étaient pas toujours vaines et que certaines demandes étaient,et je l'ai à chaque fois souligné, d'une manière ou d'une autre, entrées dansl'oreille de la majorité. Des petites avancées et des dossiers sur lesquels ilfaudra revenir suite notamment aux motions déposées : la Charte pour l’égalité dansla vie communale ; la situation de l’accueil de la petite enfance, desmaisons des petits et l’évolution de nos structures d’enseignementcommunales ; le suivi des effets des mesures d’exclusion du chômage ;l’évolution du logement public et l’importance d’assurer à chacun un logementdécent à un prix décent ou encore les engagements de Ath en tant que zone « horstraité transatlantique ».

J'ai également pris beaucoup de plaisir àrencontrer et découvrir les services communaux, les personnes qui les composentet je tiens tout particulièrement, à travers vous, à les féliciter toutes ettous et à les remercier tant pour la bonne collaboration dont je peux témoigneren tant que membre de ce conseil que dans leur travail quotidien au service dela commune et de ses habitantes et habitants. Une énergie qui fait de Ath cettepetite ville agréable, verte, vivante, bien aimée.

Cette expérience, je la dois surtout auxathois et aux athoises qui m'ont fait confiance et avec lesquels j'ai égalementpris beaucoup de plaisir à partager et à dialoguer, à voir Ath aussi au traversdes yeux des autres. Ce sont des portes ouvertes que j'ai trouvées un peupartout, mais beaucoup de portes qui sont restées entrouvertes lorsqu'il s'estagit de dire "tout haut" ce qu'elles m’avaient confié "tout bas".Ath c'est ça aussi. 

Si je devais dès lors formuler un souhait,c'est celui que chacun et chacune d'entre vous ouvre les yeux sur les gens et le monde quinous entoure, pour tenir compte des réalités de chacune et de chacun afin queles décisions soient équitables, objectives, au service de l'intérêt collectifet de l'avenir. Un exemple ? Allez donc voir cette pièce « LaTuile » (http://mcath.be/info/la-tuile/) qui tourne en ce moment sur Ath, dont les acteurs jouent leurpropre rôle. Une critique certes, pas toujours facile à entendre c’est sûr,mais ô combien nécessaire pour vous, autorités de cette ville, d’être capablesde l’entendre et d'en tenir compte.

Choisir c'est renoncer, renoncer depoursuivre le travail entamé avec les athois.es et les acteurs de terrainculturels, scolaires, de jeunesse, du logement notamment. J'y renonce dans lecadre de mon mandat de conseillère, mais soyez assurés que mon intérêt pour cessecteurs et leur évolution restera inchangé. C'est donc aussi avec beaucoupd'enthousiasme que je continuerai à participer aux activités de ma commune, à la qui fait la vie de la Cité, en tant que citoyenne.

Merci à toutes et tous et bon travail au Conseil communal.

Saskia

Conférence : "TTIP : le traité de tous les dangers?" le 30 mars à Ath


En cours de négociation entre les Etats-Unis et l'Union européenne, le Traité transatlantique (TTIP ou TAFTA en anglais), qui vise la création d'un "grand marché transatlantique" sans barrières, fait de plus en plus parler de lui.

Dénonçant l'absence de transparence des négociations, le poids démesuré des multinationales, les risques pour les services publics, l'alimentation, la santé, la culture, la démocratie... et l'absence de garanties sur les retours en matière d'emploi et de "croissance", la mobilisation populaire, syndicale, associative et politique augmente de jour en jour.

Ath a rejoint les villes qui se sont officiellement déclarées "hors TTIP" et rejoint ainsi les revendications des 1.549.331 de citoyen.ne.s européen.ne.s qui ont signé l'initiative citoyenne contre le Traité transatlantique (https://www.collectifstoptafta.org/…/signez-l-ice-auto-orga…).

Pourquoi ce traité représente-t-il un danger?
En quoi notre alimentation ou notre culture seraient-elles menacées?
En quoi les communes et nous, citoyens, sommes-nous concernés?
La création de millions d'emplois et une croissance du PIB, du bluff?
La mobilisation peut-elle réellement changer les choses?
...

Venez en discuter et poser vos questions aux représentants associatifs, citoyens et politiques.

Intervenants :
- Benoit Hellings, Député fédéral en charge des relations internationales
- Nicolas Van Nuffel, Responsable du Département plaidoyer au CNCD 11.11.11
- Anne-Catherine Calonne, détachée pédagogique chez Quinoa asbl et membre de l'Alliance D19-20

En présence de représentants de la société civile (Collectif Roosevelt.be-wapi,...)

Où : A Ath, à l'Espace Intergénérationnel, rue Defacqz (en face de l'esplanade), à 8 min à pied de la gare.
Quand : le lundi 30 mars à 19h30

Le bar permettra de poursuivre les échanges à l'issue de la conférence

Entrée libre dès 19h, ouvert à toutes et tous!

Ath, zone hors TTIP!

A l'initiative d'Ecolo Ath, la motion pour faire de Ath une zone hors TTIP a été déposée au Conseil communal de ce 28 février 2015 et co-signée par la majorité. 

Citoyens ou politiques, vous pouvez également déposer un texte similaire dans votre commune afin qu'une masse critique de Villes belges se déclarent officiellement "hors TTIP".


Motion au Conseil communal du 28 février 2015:
"Mesdames, Messieurs,

Le 14 juin 2013, les 27 gouvernements de l’Union européenne, dont la Belgique, ont approuvé le mandat donné à la Commission européenne pour négocier un accord de libre-échange avec les États-Unis.
Cet accord, négocié dans le plus grand secret, vise à créer un vaste marché transatlantique en supprimant un maximum d’obstacles au commerce, spécialement les obstacles dits « non-tarifaires », c’est-à-dire les normes de protection sociale, sanitaire ou environnementale et les dispositions légales ou réglementaires relatives aux services et marchés publics à tous les niveaux de pouvoir, normes ou dispositions en vigueur des deux côtés de l’Atlantique.
Avec un tel accord, ces normes sociales, sanitaires et environnementales, culturelles, de service public, de protection des consommateurs et des entreprises, propres à l’Europe, à un Etat ou à une Commune, pourraient être contestées par des investisseurs américains ou des multinationales, si elles étaient jugées « déraisonnables, arbitraires ou discriminatoires ». Nos acquis communautaires ou nationaux voleraient en éclat : l’interdiction des OGM ne serait plus possible, les investissements en faveur d’une transition vers les énergies renouvelables deviendraient illégaux, les services publics seraient ouverts à la concurrence (écoles, logement sociaux, hôpitaux, travaux publics, traitement de déchets…).
Si cet accord était signé, les multinationales auraient la possibilité d’attaquer les États, via un mécanisme de « règlement des différends Investisseurs/Etats », c’est-à-dire d’un « tribunal » ad hoc composé d’arbitres privés, lorsqu’elles considèrent que leurs profits sont menacés ou revus à la baisse à cause de normes ou décisions publiques. Cela se traduirait par des sanctions commerciales pour le pays contrevenant, ou par une réparation pouvant représenter des millions, voire même des milliards d’euros[1]. En réalité, cet accord serait un moyen pour les multinationales d’éliminer toute décision publique qu’elles considèreraient comme entraves à l’expansion de leurs parts de marché.
L’Article 27 du projet de Traité Transatlantique prévoit que "l’Accord sera obligatoire pour toutes les institutions ayant un pouvoir de régulation et les autres autorités compétentes des deux parties"[2].
Ceci implique que les Communes seront concernées et directement impactées. Si ce Traité était signé, il deviendrait ainsi risqué d’imposer des objectifs en matière d’alimentation de qualité et issue de circuits courts dans les restaurants scolaires, de décider de l’abandon de pesticides dans l’entretien des espaces verts, de subsidier l’enseignement communal ou des évènements culturels locaux ou régionaux, etc. Ces biens seraient en effet privatisables et toute norme publique locale à leur propos serait considérée comme "obstacle non tarifaire" à la concurrence, soumis à sanction. Toute politique communale novatrice pourrait être accusée d’entrave à la liberté de commerce.
Par conséquent, les élus de la Commune de Ath, réunis en Conseil communal, demandent au Premier Ministre belge Charles Michel, au Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, au Président du Conseil européen, Donald Tusk, et à la Commissaire européenne en charge du Commerce et donc de la négociation du Traité, Cecilia Malmström, qu’il soit mis un terme définitif aux négociations du projet de Partenariat transatlantique sur le Commerce et l’Investissement entre l’Union européenne et les Etats-Unis d’Amérique.

[1] Des procédures de ce type ont déjà été appliquées dans le cadre de traités de libre échange bi- ou multilatéraux et ont conduit dans la majorité des cas à la victoire des opérateurs privés contre les Etats, avec de telles amendes à payer par les Etats, et donc par les contribuables en dernière instance.
[2] Directives pour la négociation du Partenariat transatlantique sur le Commerce et l’Investissement entre l’Union européenne et les Etats-Unis d’Amérique, document du 17 juin 2013 du Conseil de l’Union européenne adopté le 14 juin par la section Commerce du Conseil des Affaires étrangères.

Le Conseil communal réuni en séance publique,
  • Vu le mandat relatif à la conclusion avec les États-Unis d’un accord appelé «Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement», donné par le Conseil des ministres européens des affaires étrangères et du commerce le 14 juin 2013 ;
  • Considérant que ce partenariat menacerait l’acquis communautaire européen et belge en matière de normes sociales, environnementales, de santé, de protection des services publics et des consommateurs, de culture ou encore de sauvegarde de l’industrie européenne ;
  • Considérant que cet accord serait un moyen pour les multinationales d’éliminer les décisions publiques considérées comme des entraves à l’augmentation de leurs parts de marché, et qu’il s’agirait d’une atteinte sans précédent aux principes démocratiques fondamentaux qui ne ferait qu’aggraver la standardisation et la marchandisation du monde, avec ses conséquences en termes de régressions sociales, environnementales et politiques ;
  • Considérant que cet accord créerait un mécanisme arbitral de règlement des différends, composé d’experts privés non élus, par lequel les Communes, livrées aux avocats d’affaires, pourraient être directement attaquées par une firme privée. Ce qui signifie que toute espèce de norme – sociale, sanitaire, alimentaire, environnementale ou technique – adoptée par une Commune, dès lors qu’elle contrarie une firme privée, pourrait être attaquée par un arbitrage privé ;
  • Considérant que la consultation officielle lancée par la Commission européenne a montré un rejet très majoritaire des citoyens européens par rapport au mécanisme de règlement des différends (clause ISDS) ;
  • Considérant qu’un tel montage juridique limiterait la capacité des Etats de maintenir des services publics (éducation, santé, etc.), de protéger les droits sociaux, de garantir la protection sociale, de maintenir des activités associatives, sociales, culturelles préservées du marché  (menaçant par là la diversité culturelle et linguistique) ;
  • Considérant qu'un rapport alternatif, une étude de l'Université Turfs du Massachusetts, basée sur le « Global Policy Model » (Modèle des politiques publiques mondiales), développé par les Nations Unies, simule les effets du TTIP sur l’économie mondial, et estime à 600.000 les pertes d'emploi potentielles en Europe liées au TTIP ;
  • Considérant que les normes américaines sont particulièrement peu sévères dans de nombreux domaines (produits alimentaires, plantes génétiquement modifiées, médicaments, produits chimiques, matériel électronique, …) ; 
  • Considérant que ces produits pourraient arriver sur le marché européen et belge, aux dépens de la production locale, des circuits courts et durables ;
  • Considérant que ce grand projet de marché transatlantique menacerait la relocalisation des activités et le soutien au développement de l’emploi, et permettrait de considérer la protection des travailleurs et le modèle social belge comme entraves au marché ;
  • Considérant que cet accord imposerait la mise en concurrence (et donc la privatisation à terme) de la production et de la distribution de toutes les formes d’énergie, et ouvrirait la porte à la contestation de lois limitant ou interdisant l’usage de certaines d’entre elles, ce qui aboutirait à la perte de la maîtrise par les pouvoirs publics de toute politique énergétique ;
  • Vu le risque pour la commune que le TTIP produise des effets directs ou indirects sur ses missions et sur la gestion des services publics ;
Après en avoir délibéré ;

DECIDE :
  • d'affirmer ses craintes quant aux négociations telles qu’actuellement menées dans le cadre du TTIP qui constitue une menace pour nos démocraties communales, en matière économique, sociale, sanitaire, environnementale, culturelle ;
  • de refuser toute tentative de dérégulation de nos normes et d’affaiblissement du cadre communal, national ou européen en matière sociale, de santé, d’environnement, de protection des travailleurs, des consommateurs et des entreprises ;
  • de demander qu’il soit mis un terme définitif aux négociations du projet de Partenariat transatlantique sur le Commerce et l’Investissement entre l’Union européenne et les Etats-Unis d’Amérique.
Pour ces raisons, Ath se déclare ville hors zone au TTIP."

Pour en savoir plus : 
« TTIP : pourquoi s’en inquiéter ? » : http://picardie.ecolo.be/index.php/2014/12/ttip-pourquoi-sen-inquieter/

Site de la campagne No Transat et Stop Tafta

Ecoles et maisons d'accueil communales. Compte rendu du conseil communal d'octobre 2014.


En bref : "Soit la majorité n’a aucun projet, aucune vision en matière d’enseignement communal et d’accueil de la petite enfance et elle en fait une variable d’ajustement budgétaire, ce qui est pour le moins regrettable vu que derrière se sont les parents, les enfants et le personnel qui sont touchés.
Soit, elle a une vision très claire de ce qu’elle veut faire,mais elle avance masquée, au coup par coup, pour éviter les vagues, quitte à laisser quelques travailleurs et parents mécontents sur le carreau. Et dans ce cas, elle trompe le citoyen athois dont les choix de vie sont mis en cause.

Le minimum serait donc que la majorité informe sur ses intentions pour les 4 années à venir afin que chacun sache à quoi s’en tenir."


Une précision préalable. J’ai décidé de vous livrer une version longue du dossier. Parce que la manière dont il est traité me semble mériter une attention particulière. Parce que l’attitude de l’autorité communale est de brider toute contestation, qu’elle émane de l’opposition (ça, c’est de bonne guerre) mais aussi du personnel,voire de la population. Les principes de gouvernance démocratique ne sont pas respectés, la transparence n’est pas de mise, la concertation n’existe pas.
 
Chacun ira de sa propre opinion quant à l’opportunité de défendre des services publics. Je demande qu’au minimum, les intentions et projets politiques de la majorité athoise soient clairement annoncés aux citoyens.
 
Les « Maisons des Petits », accueil de 18 mois à 2ans et demi
 
Au 1er septembre 2013, la fermeture de 6 maisons de petits - et le maintien des 9 autres - était annoncée, de même qu’une augmentation des tarifs pour pouvoir faire face aux charges salariales. Nous avions vivement contesté cette augmentation des prix qui rendait la fréquentation inabordable pour beaucoup de parents, particulièrement pour les familles monoparentales. Les tarifs ont ensuite été rétablis à leur niveau initial, plus abordable pour les parents.

A la rentrée 2014, j’apprends un peu par hasard que la Maison des petits d’Houtaing a fermé et, plus tard, que celle de Villers devrait suivre (ainsi que l’école). Certaines personnes désireuses d’y inscrire leur enfant se seraient vues remballées par l’autorité communale et dirigées vers d’autres implantations. Mi-septembre, d’autres n’étaient apparemment pas encore au courant qu’il ne serait pas possible d’y inscrire leur enfant… Comment auraient-ils pu l’être ? En effet, l’information quant à la fermeture de la maison des petits d’Houtaing et sa reprise par une asbl a été démentie par l’Echevin en charge de la petite enfance « je ne suis pas au courant d’une telle décision » déclarait-il dans l’Avenir du lundi 15septembre. Cette décision n’avait en tout cas pas fait l’objet d’une approbation par le Conseil communal (il n’y en a pas eu en septembre). Pourtant, force fut de constater, sur le terrain, que l’accueillante concernée avait déjà été transférée dans une autre structure et que les parents, avant même la rentrée,n’ont plus pu y inscrire d’enfant. Il apparait donc clairement que la décision de fermer la maison des petits avait déjà été prise, bien avant la rentrée. Mais par qui – Mr le Bourgmestre – et avec quelle information –aucune, pas même celle de l’Echevin.

En un an de temps, ce sont 50% de maisons des petits communales qui ont été purement et simplement supprimées.

Quant à la situation des écoles communales
 
L’école de Villers était déjà en sursis à la rentrée 2013, mais une levée de boucliers, la mobilisation des parents et du personnel avait permis de reculer l’échéance jusqu’à la rentrée2014. Entre-temps, le personnel n’a pas chômé pour faire vivre la structure.Mi-septembre, les chiffres n’étant pas atteints, les parents ont été prévenus qu’ils devaient dar dar choisir une autre implantation pour leur bambin. C’est la règle, si un certain chiffre de population n’est pas atteint au sein d’une école, elle doit fermer. Et cela ferait partie de la norme si nous n’avions pas la conviction profonde qu’ici aussi, la volonté de fermer existe depuis longtemps dans le chef de Mr le Bourgmestre. Au moins depuis la rentrée 2013.
Je voudrais donc savoir si d’autres petites implantations font partie du plan de ce dernier. Une politique transparente en la matière serait en effet saine pour tout le monde : les parents qui pourraient ainsi anticiper et poser leurs choix de vie en connaissance de cause, le personnel qui serait également en mesure d’anticiper davantage et pas continuellement « mis en concurrence » avec celui d’autres structures.

Il y a un an, nous demandions une proactivité pour redorer notre enseignement communal. Un peu de publicité, une politique proactive de la part du PO, une collaboration entre les implantations« qui ont leur chiffre » et les autres, tout ça combiné aurait sans doute permis de trouver les deux élèves manquant pour faire vivre l’école de Villers.
Mais malgré des équipes dynamiques qui ont fait tout leur possible, l’absence de publicité pour la structure, les jeux de chaises musicales au sein des membres du personnel, l’absence d’information vers les parents (voir ci-dessous), un PO qui dirige les nouveaux inscrits vers d’autres implantations (témoignage de parents notamment), sont autant d’éléments qui montrent que l’objectif politique derrière tout ça est clair. Et la fermeture de la maison des petits, même si elle n’est pas le gage automatique de futurs élèves pour l’école maternelle, n’y contribuera certainement pas non plus.

Un impact sur la vie de nos cœurs de villages

Depuis quelques années, chacun s’accorde pour pointer la nécessité de faire revivre les cœurs de villages, d’y(ré-)implanter de l’activité comme une épicerie, une boulangerie, un bistro ou une librairie, du mobilier urbain comme des bancs, etc. La présence de petites classes et d’une structure d’accueil des petits influence aussi la dynamique des villages.
Ce sont des choix de vie qui sont bousculés quand des décisions comme celles-ci sont prises.

Pourquoi penser qu’il s’agit d’un objectif délibéré de la majorité ?

Je reprendrai quelques arguments avancés par Mr le Bourgmestre pour justifier des fermetures:

 - Pas de places en moins. La maison des petits d’Houtaing sera désormais occupée par une accueillante conventionnée. Ne nous méprenons pas, mon propos ne vise pas les accueillantes qui travaillent avec l’asbl concernée, dont on ne connait que trop bien les difficultés et contraintes auxquelles elles sont soumises et qui demandent des réponses par ailleurs. En tant que membre d’un conseil communal, mon inquiétude concerne la réduction progressive mais certaine des services publics. Les bâtiments communaux, aménagés, peints,fournis pour le plus grand bonheur des tous petits sont mis à disposition à titre gratuit alors que ce sont pour l’essentiel des raisons budgétaires qui poussent à ces décisions de fermer les services communaux.
Donc si dans l’absolu la structure ne ferme pas, ce sont bel et bien des places communales en moins et au total, aucune place nouvelle ne voit le jour. Par ailleurs, cette décision ne date donc pas de la rentrée, moment où l’on s’est rendu compte qu’il n’y avait pas assez d’inscrits. En effet, le dossier de reprise de la structure avait déjà été réglé par Mr le Bourgmestre avant la rentrée.

 - Pas assez d’inscrits, libre choix des parents. Les listes d’attente au sein des crèches ne désemplissent pas, certaines structures sont débordantes. Le libre choix des parents est indiscutable, mais certains parents désireux d’inscrire leur enfant dans lesdites structures se seraient faits orienter vers d’autres implantations au moment de l’inscription.Ce qui est donc certain, c’est que si on n’assure pas la promotion d’une structure et que l’objectif – caché – est de la fermer, cela ne contribue pas à attirer de nouveaux parents. Plus que l’absence d’enfants sur Houtaing, c’est l’absence de volontarisme de l’autorité communale qui a décidé du sort des maisons d’enfants.

 - La dénatalité : les chiffres sont en berne, il faut faire des bébés ([rires gras dans l'assemblée]... et oui). Trêve de plaisanterie. En chiffres absolus, s’il y a un tassement… il n’empêche pas les listes d’attente,notamment au niveau des crèches! Combien de parents n’attendent-ils pas,inquiets, le coup de fil qui leur annoncera qu’ils ont une place ?!

 - Ça coûte trop cher. Certes, ce secteur coûte cher, l’accueil de la petite enfance et l’enseignement ne sont pas des secteurs rentables, on le sait. Ath, à une certaine époque, a fait le choix de développer ces services,les supprimer aujourd’hui relève également d’un choix et de priorités politiques. C’est un choix que je ne partage pas et qui aurait, à tout le moins,du être annoncé de manière transparente aux athois. Les parents, le personnel sont mis devant le fait accompli de nouvelles fermetures à chaque rentrée, alors même que vraisemblablement, les projets sont clairement établis depuis un moment.

- Pas de pub ou une mauvaise pub

Je reçois dans ma boîte au centre ville une brochure « Les écoles communales d’Ath ville : 5 implantations où il fait bon grandir ! ». Enfin de la publicité pour notre enseignement communal, je l’accueille avec un sentiment positif. Mais quel dommage pourtant de ne pas y retrouver les implantations communales des villages.Plus d’un athois du centre ville y envoie en effet ses enfants !



Quant à la brochure de l’enseignement communal pour l’année scolaire2014-2015 : publicité pour les écoles et les maisons des petits. Et là,d’une part le projet de certaines écoles est bien développé tandis que pour d’autres, une ligne est censée résumer la spécificité du lieu. D’autre part,c’est l’ancien tarif à la journée qui est indiqué pour l’accueil au sein de nos maisons des petits, celui qui, après quelques mois de fronde, a été supprimé pour en revenir au tarif précédent ! 20€par jour pour son petit :totalement dissuasif comme prix pour la plupart des ménages ! C’est pourtant ce qui est renseigné dans la nouvelle brochure : plus cher que les tarifs pratiqués par le privé sur Ath. Vous me direz encore que l’on ne cherche pas délibérément à détourner les parents des maisons des petits ?


C’est bien le rôle de l’autorité communale, en tant que PO, de valoriser l’accueil et l’enseignement communal.

- Démotivation du personnel
 
Le personnel semble en attente d’une réelle concertation avec le pouvoir organisateur qu’est la commune. Il reçoit des directives par courrier,où les consignes sont formulées par écrit,sous forme d’injonctions, inscrites en gras et en souligné.
Jusqu’ici, la publicité des structures dépendait davantage de démarches effectuées par le personnel que dela commune, s’il y a une dynamique au sein de l’équipe, la pub se fait (via des flyers maison, des blogs…), si pas,il n’y en a pas.
Par ailleurs, les restructurations des écoles communales en juin ont mis la lumière sur une pratique apparemment courante : des changements d’affectation de membres du personnel sans concertation ni même information préalable, sans que les raisons ne soient toujours très claires. Un personnel qui devrait toujours s’estimer heureux d’avoir du travail, et c’est ce bien qui contient la contestation  éventuelle. La peur de perdre son emploi, la crainte suscitée par une politique très interventionniste.

- L’absence d’information vers les parents au sein des écoles

La concertation n’est décidément pas le fort de la majorité (informer après avoir décidé, ce n’est pas se concerter). Que ce soit avec les parents,le personnel, le conseil communal. Je m’en réfère par exemple à la lettre adressée par Mr le Bourgmestre aux houtaignois en date du 24 septembre les informant des décisions prises… Ou encore des réunions de commissions purement informatives quelques jours avant le conseil communal, qui sont censées être des lieux de débat mais qui servent surtout à l’étouffer.

Et pourtant, les inscriptions au sein de nos écoles dépendent avant tout des parents qui voudront bien y inscrire leurs enfants, de la dynamique au sein d’une école, des liens créés avec les équipes pédagogiques,d’autant plus au sein de petites structures rurales.

Une collaboration entre services communaux toujours en attente : crèches du CPAS, maisons des petits, enseignement communal

Est-il bien normal de laisser mourir un accueil communal de la petite enfance « faute de candidats » alors que les listes d’attente au sein des crèches du CPAS (et des autres), sont longues, voire très longues ?
Je m’adressai plus particulièrement à Messieurs l’échevin et Président du CPAS,lesquels n’ont absolument rien dit, en dehors d’un ricanement, à l’occasion de ce Conseil communal : à quand une collaboration entre crèches du CPAS,maisons des petits puis enseignement communal pour proposer un « parcours »aux parents qui souhaitent une place d’accueil pour leurs petits dès le plus jeune âge ? De nombreux parents athois ne connaissent même pas les maisons des petits et les alternatives à la crèche qui sont proposées sur le territoire communal. Or, nombreux sont également les parents qui désespèrent de recevoir LE coup de fil leur annonçant qu’ils ont une place en crèche à l’issue du congé de maternité ou parental. La demande existe sur Ath, il est faux d’affirmer le contraire comme le fait la majorité pour justifier ses décisions.
N’est-il dès lors pas aberrant de refuser des bébés au sein de nos crèches communales, alors que ces dernières pourraient par exemple se spécialiser dans l’accueil des 3-18 mois et ensuite« passer le relais » aux maisons des petits qui accueillent dès 18mois ? Nos écoles communales bénéficieraient dans la majorité des cas de cette logique car un enfant et des parents habitués à un cadre n’ont la plupart du temps pas de raison d’en changer entre les tranches de vie.

C’est sûr, une telle organisation demanderait de la concertation,du volontarisme du PO, l’association du personnel des différentes structures.Mais surtout et avant tout une réelle volonté politique.

Pour développer de nouveaux services, il faut attendre le« Masterplan ». Pas pour les fermer ?

Construction de nouveaux logements, arrivée de nouveaux habitants, la Ville d’Ath grandit. Depuis de nombreuses années, il nous apparait indispensable qu’une réflexion globale ait lieu afin d’anticiper un maximum l’arrivée de ces nouveaux habitants, d’assurer une politique immobilière cohérente, de réfléchir la mobilité en conséquence et les alternatives qui doivent être proposées à la voiture car la ville est déjà saturée aujourd’hui aux heures de pointe, de réfléchir les services qui devront être prévus pour répondre aux besoins des nouveaux habitants sans les contraindre à utiliser leur voiture ou trouver réponse à leurs besoins en dehors de Ath.

Le Master plan ! Une étude vient d’être lancée, laquelle est menée par Ideta, pour répondre à ces questions. A bon entendeur ! Il était temps et nous l’attendons impatiemment,nous avons proposé notre collaboration et insisté sur celle de l’ensemble des acteurs associatifs et autres pour réfléchir ensemble. On nous la promise... Bref, le Master plan on l’attend. En attendant l’autorité communale décide de fermer des services publics aux athois dans l’accueil de la petite enfance,voir l’enseignement. Je m’étonne donc une fois de plus que des décisions soient prises, lesquelles sont irrévocables, car je doute que des structures publiques soient réouvertes : on laissera le soin au privé de s’en charger. C’est d’ailleurs ma crainte dans le cadre du nouveau projet de crèche, également à l’OJ du conseil communal d’octobre et sur lequel j’aurai l’occasion de revenir dans une prochaine note.

Etions-nous prévenus ? Est-ce que l’opposition ecolo crie au loup ? Que dit l’accord de majorité ?

Aujourd’hui la question est donc : quel est l’objectif réel de la majorité athoise violette? La privatisation de l’accueil de la petite enfance et la réduction du nombre d’implantations scolaires pour se concentrer sur les« plus grosses implantations » ? Si oui,quelles implantations sont encore visées ? En tout cas, l’accord de majorité ne répond à aucune de ces questions.

De deux choses l’une :
Soit la majorité n’a aucun projet, aucune vision en matière d’enseignement communal et d’accueil de la petite enfance et elle en fait une variable d’ajustement budgétaire, ce qui est pour le moins regrettable vu que derrière se sont les parents, les enfants et le personnel qui sont touchés.
Soit, elle a une vision très claire de ce qu’elle veut faire,mais elle avance masquée, au coup par coup, pour éviter les vagues, quitte à laisser quelques travailleurs et parents mécontents sur le carreau. Et dans ce cas,elle trompe le citoyen athois dont les choix de vie sont mis en cause.

Le minimum serait donc que la majorité informe sur ses intentions pour les 4 années à venir afin que chacun sache à quoi s’en tenir.

L’accueil de la petite enfance et notre enseignement communal, leur personnel,méritent un avenir sûr et des garanties quant au soutien de leur PO. La rentrée2015 ne peut être celle de nouvelles fermetures, ni de nouveaux jeux de chaises musicales au sein du personnel, ni de nouvelles incertitudes pour les parents et les enfants. Ce serait la meilleure manière de détruire ce service public que les athois attendent de qualité.


Et pour finir, quelques anecdotes (marrantes si elles n’étaient pas pathétiques) du Conseil communal :

1/ La question : Je reconnais que mon interpellation était longue, mais une fois n’est pas coutume et le sujet me semble assez important pour lui consacrer un débat et du temps.Interrompue par le Président de séance à 2/3 de mon exposé, j’ai droit à du« photovoltaïque », « c’est moi le Bourgmestre »,« vous vous êtes déjà exprimée dans la presse »,« vous n’aviez qu’à poser vos questions en commission » (ben voyons,vous savez ces commissions qui servent à étouffer le débat en conseil communal),« si vous aviez déposé une question dans les temps, nous vous aurions répondu »(oui oui, surtout ne pas critiquer en public), …avant de clôturer le débat. Bref aucun argument qui réponde aux éléments que j’ai mis en avant.

2/ La réplique : Moi « en vertu du ROI Mr le Président j’ai droit à une réplique… » Lui :« en vertu du ROI, je préside cette séance et le Président décide de la tenue des travaux. Je vous répète que le débat est clos ».

Ah mais zut, il n’y a pas eu de débat.

3/ Et puis il y a eu la petite voix que l’on entend jamais mais qui s’incruste : l’Echevine de la culture a en fait réellement clôturé le point en volant au secours d’un Président de séance hors de lui. Arguant que de toute façon ma question n’était pas une question d’actualité (note de lecture :le règlement d’ordre intérieur du conseil communal ne prévoit que la possibilité de poser des questions d’actualité). Alors, la rentrée scolaire n’est déjà plus un sujet d’actualité au 3 octobre, date du 1erconseil communal qui suit la rentrée, sachant qu’il n’y a pas eu de CC en septembre ? Je laisse, à nouveau, à chacun le soin de juger.

#vivelademocratie

Petit compte-rendu du Conseil communal – ou de la restructuration de l’enseignement communal un 6 juin 2014


L’enseignement communal a été au cœur de l’actualité de ces derniers jours.
Restructurations, changements de directions, inquiétudes des parents de certaines écoles concernées, projet d’immersion sur Ath, nous (athois et conseillers communaux de l’opposition) ont été révélé une semaine avant le Conseil communal de ce 6 juin 2014.
Pour ma part, n’étant pas plongée au quotidien dans nos écoles, ma première réaction a été l’étonnement. En effet, lors de la dernière commission de l’enfance qui s’est réunie le 3 mars 2014 dernier et s’était essentiellement penchée sur la question des maisons des petits, Mr l’échevin Faignart nous confirmait que tout allait bien au niveau de l’enseignement communal. Il n’était par ailleurs alors nullement question de projet d’immersion sur Ath. D’aucun trouvant même cette idée tout à fait douteuse voire saugrenue.
Méthode Coué ?
A l’approche du conseil, un article de presse, une pétition de parents d’une école au sujet du transfert de direction et une lettre de comité de parents inquiets pour la continuité du pédagogique d’une autre école plus tard, nous recevons une convocation pour participer à une Commission communale « enseignement – petite enfance » le 5 juin, veille du dit Conseil communal.
Je m’y rends, en attente d’informations – ok, après ce coup-ci, je promets de ne plus avoir la naïveté de croire que les commissions servent à recevoir des informations – mais bourgmestre et échevin, lorsque ce dernier, avec tout le respect que je lui dois, obtient la parole – se bornent à nous assurer que « tout va bien ». Les restructurations visent essentiellement des transferts d’écoles vers d’autres entités afin d’assurer le maintien des chiffres.
J’interroge alors sur les démarches des parents, sur les inquiétudes liées aux transferts de directions qui interviennent en même temps que ces restructurations, sur le point de vue syndical qui n’y est pas du tout favorable, sur l’absence totale d’informations sur une quelconque perspective de restructuration aux membres du conseil communal avant cette date alors que les chiffres utilisés pour décider de ces restructurations sont ceux de janvier 2014 (et que nous avons eu une commission le 3 mars).
Pour seules répliques, on nous assure que concertation il y a eu, que réflexion de longue date il y a eu, que les garanties sur la continuité du projet pédagogique sont absolues et ont été communiquées aux parents, que parents sont dès lors rassurés, que tout le monde est tout à fait d’accord voir demandeur des changements proposés.
A ma critique du rôle des commissions, en l’occurrence notamment celle à laquelle je suis occupée de participer, étant donné qu’elle ne sert pas à préparer sereinement ce genre de dossier important et à anticiper les problèmes dénoncés, Mr le Bourgmestre me rétorque que « je fais de la politique » […] « et que notre enseignement communal mérite mieux que d’être instrumentalisé par des gens qui font de la politique » (sic !). Et une conseillère de la majorité d’asséner à plusieurs reprises qu' "à cette allure là on ne change jamais rien".
J’entends aussi que les parents réclament le statu quo parce qu’ils tiennent à leurs privilèges au sein d’une école élitiste (sic !).
J’en tombe presque de ma chaise. Cette manière de faire de la politique est-elle réellement en faveur de l’enseignement et surtout de l’ensemble des enseignants et des élèves de l’enseignement communal ?! Car renseignements pris, concertation il n’y a pas eu et adhésion généralisée de l’ensemble des acteurs aux réformes il n’y a pas non plus. La décision est prise par le P.O. (il faut entendre, par le bourgmestre) et elle s’applique, un point c’est tout.
C’est évident, ce genre de réforme ne fait pas que des heureux, il est impossible de satisfaire tout le monde. Mais comment expliquer à cette majorité que mettre les acteurs autour de la table, travailler à ce genre de décision de concert, en associant équipes pédagogiques, directions, parents, expliquer les choses et les accompagner est le béaba de la politique et de tout changement qu'il convient d'accompagner et non d'imposer en pensant que tout le monde va adhérer ?


Des interrogations subsistent aujourd’hui que le point a été voté, certes sans le MR mais ce dernier savait pertinemment que même sans ses voix le point passerait le PS disposant de 16 voix sur 29. C'est donc en amont, au niveau du Collège, que le MR doit bloquer les dossiers et convoquer des commissions s'il souhaite réellement avoir un impact. Ces interrogations sont les suivantes :
-         certaines écoles ont été transférées vers d’autres entités, le projet pédagogique de ces écoles va donc certainement changer à l’avenir étant donné qu’elles auront une nouvelle direction et intègrent des entités qui mènent un autre projet pédagogique. Cela restera à évaluer ;
-         pourquoi avoir voulu mener cette réforme à la sauvette alors que les chiffres ne réclamaient pas de mesures d’urgence (pour la rentrée scolaire 2014 en tout cas) ?;
-         pourquoi avoir voulu changer des directions en même temps, plutôt que de d’abord assurer la réussite des restructurations ? A nouveau, cette décision ne revêtait aucun caractère urgent ;
-         l’objectif des restructurations étant le maintien des chiffres, les transferts de directions et l’inquiétude légitime des parents qui en découlent, ne risquent-ils pas d’entrainer le retrait de certains enfants… et donc de compromettre l’objectif même de la réforme ? Seul l’avenir nous le dira ;
-         pourquoi continuer à convoquer des commissions communales si elles ne servent pas soit à apporter un éclairage nouveau aux dossiers, ou mieux, à travailler sur des dossiers futurs et des projets (ça ne m’est encore jamais arrivé dans les commissions que je suis…), à part pour occuper les mandataires locaux et à les rémunérer, certes faiblement, mais à les rémunérer… à ne rien faire ?

A Ath, comme ailleurs, il reste du boulot pour faire triompher la démocratie.
Allez, tout va bien, nos chères petites têtes blondes ont deux mois pour tout oublier d’ici à la rentrée.




L'Eco-féminisme

- Introduction L’écologie féministe, éco-féminisme ou encore, « féminisme environnementaliste », est une approche féministe de l’éthique environnementale, apparue entre les années 1970 et 1980 et est considérée comme faisant partie de la « seconde vague » féministe. Né de l’union entre les pensées féministes radicales et écologiques, l’éco-féminisme doit son appellation à la féministe française Françoise d’Eaubonne. Notons qu’en Amérique du Nord, elle s’est principalement développée à partir des mouvements antinucléaire, anti-guerre, pro-environnementaux et pro-homosexuels (lesbiennes) et, bien sûr, féministes « généralistes » des années 1980. Depuis, maintes publications, conférences et actions basées sur la reconnaissance et l’analyse des connexions existant entre les femmes, la nature et le changement social constituent autant de jalons autorisant l’approche théorique que nous développons ci-après. L’éco-féminisme établit un étroit lien entre la domination de la nature par l’homme et l’exploitation des femmes. Il s’oppose de façon radicale à la mondialisation néo-libérale, considérée comme la cause majeure des problèmes de ce siècle : l’exclusion, les violences, la pauvreté, la pollution, les guerres ouvertes ou larvées. Il est à la fois un mouvement de l’esprit, une philosophie de la vie et une résistance politique. L’éco-féminisme n’est pas un mouvement homogène mais apparaît comme une « résultante » constituée de différentes approches contribuant chacune à alimenter la théorie. Cette hétérogénéité constatée aux sources et au sein-même de l’écologie féministe fait à la fois ses forces et ses faiblesses. (...) Accès à la recherche complète (20 pages) sur demande.