Cinq millions de femmes


Médecins sans Frontières lance une campagne de sensibilisation et de récolte de fonds au profit des femmes premières victimes des situations de crise et des guerres.

Viols, exploitation, violence, pauvreté, sida, décès prématurés,... Autant de maux auxquels les femmes du Sud doivent faire face.

Responsables de leur famille, parfois abandonnées par leur mari, elles doivent souvent parcourir des kilomètres avant d'atteindre un centre de soins.

De telles campagnes ont déjà eu lieu auparavant mais la situation des femmes n'a pas changé. Loin d'être obsolète, ce problème est plus que jamais d'actualité. Plus de trente ans ont passé depuis les grandes mobilisations féministes et la lutte pour les droits des femmes est loin d'être terminée. Ici comme ailleurs, les femmes ont encore beaucoup de chemin à parcourir pour changer le monde et ses rapports de force, pour éradiquer toute forme d'exploitation et de précarité, pour occuper une place égale à celle de l'homme, pour donner une voix à plus de la moitié de l'humanité, pour obtenir une démocratie planétaire.

Un blog, comme un cri de détresse, a été mis en place. Il vous suffit de cliquer ici pour y accéder.

Photo : © Sofie Stevens/AZG

L'Eco-féminisme

- Introduction L’écologie féministe, éco-féminisme ou encore, « féminisme environnementaliste », est une approche féministe de l’éthique environnementale, apparue entre les années 1970 et 1980 et est considérée comme faisant partie de la « seconde vague » féministe. Né de l’union entre les pensées féministes radicales et écologiques, l’éco-féminisme doit son appellation à la féministe française Françoise d’Eaubonne. Notons qu’en Amérique du Nord, elle s’est principalement développée à partir des mouvements antinucléaire, anti-guerre, pro-environnementaux et pro-homosexuels (lesbiennes) et, bien sûr, féministes « généralistes » des années 1980. Depuis, maintes publications, conférences et actions basées sur la reconnaissance et l’analyse des connexions existant entre les femmes, la nature et le changement social constituent autant de jalons autorisant l’approche théorique que nous développons ci-après. L’éco-féminisme établit un étroit lien entre la domination de la nature par l’homme et l’exploitation des femmes. Il s’oppose de façon radicale à la mondialisation néo-libérale, considérée comme la cause majeure des problèmes de ce siècle : l’exclusion, les violences, la pauvreté, la pollution, les guerres ouvertes ou larvées. Il est à la fois un mouvement de l’esprit, une philosophie de la vie et une résistance politique. L’éco-féminisme n’est pas un mouvement homogène mais apparaît comme une « résultante » constituée de différentes approches contribuant chacune à alimenter la théorie. Cette hétérogénéité constatée aux sources et au sein-même de l’écologie féministe fait à la fois ses forces et ses faiblesses. (...) Accès à la recherche complète (20 pages) sur demande.