08.08.88 - 08.08.08



Ce 8.8.2008, les projecteurs seront tournés vers Pékin et la cérémonie d’ouverture des J.O… Pour les Birmans, cette date représente le triste anniversaire du « Soulèvement du 8.8.88 » : Le 8 août 1988 en effet, l’armée réprima violemment des manifestations populaires pro-démocratiques, initialement menées par des étudiants et des moines bouddhistes avant que l’ensemble de la population ne rejoigne le mouvement. Dans les villes de Birmanie, plus de 3000 personnes ont péri ce jour-là sous les armes des militaires, et des milliers d’autres encore dans les mois qui suivirent.

20 ans après, rien n’a changé ! Le régime birman est l’un des plus répressifs au monde ainsi que l’une des dernières dictatures militaires où la peur, le travail forcé et la torture font partie du quotidien..



Ce 8.8.2008 nous rejoindrons les exilés birmans et vous proposons 3 rendez-vous :

Devant l'Union Européenne - Rond Point Schuman -1040 Etterbeek de 11h15 à 12h15 : Demande de durcissement des sanctions économiques européennes à l’égard de la Birmanie. Des sanctions envers le secteur de l’énergie sont urgentes et essentielles au processus de démocratisation.
Devant l'ambassade de Birmanie – 9 Bd Général Wahis - 1030 Schaerbeek de 13h00 à 14h30 : Commémoration du « Soulèvement du 8.8.88 », soutien aux démocrates birmans et dénonciation de la stagnation du processus de transition démocratique.

Devant l'ambassade de Chine – 443/445 Av de Tervuren à 1150 Woluwé St Pierre de 15h00 à 16h30 : Demande à la Chine de cesser son soutien à la junte militaire. La Chine constitue l’un des principaux remparts à l’éclosion démocratique en Birmanie. En invoquant systématiquement "l'ingérence dans les affaires intérieures birmanes" pour s’opposer aux (timides) résolutions de l’ONU visant à encourager le processus démocratique Birman, la Chine prouve à quel point elle est proche du régime sanguinaire de Rangoon.

Des actions devant les ambassades de Chine seront menées aux 4 coins du monde (Infos sur : http://uscampaignforburma.org/8808-beijing-olympics-campaign).

L'Eco-féminisme

- Introduction L’écologie féministe, éco-féminisme ou encore, « féminisme environnementaliste », est une approche féministe de l’éthique environnementale, apparue entre les années 1970 et 1980 et est considérée comme faisant partie de la « seconde vague » féministe. Né de l’union entre les pensées féministes radicales et écologiques, l’éco-féminisme doit son appellation à la féministe française Françoise d’Eaubonne. Notons qu’en Amérique du Nord, elle s’est principalement développée à partir des mouvements antinucléaire, anti-guerre, pro-environnementaux et pro-homosexuels (lesbiennes) et, bien sûr, féministes « généralistes » des années 1980. Depuis, maintes publications, conférences et actions basées sur la reconnaissance et l’analyse des connexions existant entre les femmes, la nature et le changement social constituent autant de jalons autorisant l’approche théorique que nous développons ci-après. L’éco-féminisme établit un étroit lien entre la domination de la nature par l’homme et l’exploitation des femmes. Il s’oppose de façon radicale à la mondialisation néo-libérale, considérée comme la cause majeure des problèmes de ce siècle : l’exclusion, les violences, la pauvreté, la pollution, les guerres ouvertes ou larvées. Il est à la fois un mouvement de l’esprit, une philosophie de la vie et une résistance politique. L’éco-féminisme n’est pas un mouvement homogène mais apparaît comme une « résultante » constituée de différentes approches contribuant chacune à alimenter la théorie. Cette hétérogénéité constatée aux sources et au sein-même de l’écologie féministe fait à la fois ses forces et ses faiblesses. (...) Accès à la recherche complète (20 pages) sur demande.