...time for change!


Après une passionnante soirée électorale passée sur le trottoir de la maison du peuple à Saint-Gilles {...}, c'est un grand OUF de soulagement que nous pouvons pousser!
Hier encore, malgré les "certitudes" révélées par les sondages et l'engouement pour Obama, régnait une certaine crainte que la situation ne se retourne et que les républicains finissent par l'emporter. Finalement, Obama remporte 349 grands électeurs contre 163 pour John McCain. (Le résultat national est plus serré).

Aujourd'hui, c'est donc soulagée que je vous écris.
L'obamania pour un candidat, à présent président, démocrate, charismatique, symbole de changement et de différence s'est révélée payante. La population américaine a montré son aspiration à voir les choses changer , et nous pouvons nous satisfaire que les 4 années (ou plus) à venir seront menées par une administration démocrate.

Obama a formulé de nombreuses propositions dans son programme, en matière de "green jobs", d'investissement dans les énergies renouvelables, d'éthique, de soins de santé accessibles à tous afin que le système d'assurance ne profite plus "uniquement aux entreprises pharmaceutiques et aux compagnies d'assurances", pour la fermeture de Guantanamo, des relations extérieures teintées de multilatéralisme et de diplomatie...

Mais n'oublions pas qu'il s'est également prononcé pour la peine de mort, qu'il "ne dit pas non" au nucléaire civil, tandis que son vice-président est fondamentalement pour, pas plus qu'il ne rejette le pétrole et le charbon, pourvu qu'il soit propre, il n'hésitera sans doute pas à agir seul sur le plan international si aucune alternative ne lui semble valable...sans oublier que "démocrate" aux États-Unis ne signifie pas "de gauche".

La société civile américaine devra peut-être rappeler au président fraichement élu, qui entrera en fonction en janvier 2009, les engagements qu'il a pris tout au long de sa campagne. Il ne faudra pas lâcher du leste, mais poursuivre les efforts en faveur d'un changement concret.

Plusieurs questions restent en suspens, les années de présidence d'Obama démontreront sa véritable volonté de transformer les rêves en réalités.
Ratification du protocole de Kyoto, adoption d'un traité sur le commerce des armes, multilatéralisme dans les relations extérieures, retrait du bouclier anti-missiles d'Europe (et ce d'autant plus depuis que la Russie a annoncé le déploiement de missiles à Kaliningrad en réponse au bouclier américain), représentation des États du Sud au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies, révision de la "stratégie" ruineuse (en termes humains comme financiers) en Afghanistan, alternative à la société consumériste et gaspilleuse, rééquilibrage des moyens alloués au secteur financier ou au marché et ceux destinés au secteur social, à l'éducation, à la coopération ... sont autant d'attentes que nous, écologistes, pouvons formuler à l'attention de Barack Obama, 44è Président des États-Unis. Les choses ne vont pas radicalement changer du jour au lendemain et les changements seront conditionnés à une rigueur budgétaire, mais nous pouvons espérer qu'Obama fasse ce qu'américains, européens et citoyens du monde attendent de lui. On peut avoir l'espoir qu'il contribue à modifier la tournure que prennent les relations internationales en favorisant la voie du dialogue et de l'ouverture, tel qu'il en a fait preuve jusqu'à présent.

Image de l'artiste Shepard Fairey

L'Eco-féminisme

- Introduction L’écologie féministe, éco-féminisme ou encore, « féminisme environnementaliste », est une approche féministe de l’éthique environnementale, apparue entre les années 1970 et 1980 et est considérée comme faisant partie de la « seconde vague » féministe. Né de l’union entre les pensées féministes radicales et écologiques, l’éco-féminisme doit son appellation à la féministe française Françoise d’Eaubonne. Notons qu’en Amérique du Nord, elle s’est principalement développée à partir des mouvements antinucléaire, anti-guerre, pro-environnementaux et pro-homosexuels (lesbiennes) et, bien sûr, féministes « généralistes » des années 1980. Depuis, maintes publications, conférences et actions basées sur la reconnaissance et l’analyse des connexions existant entre les femmes, la nature et le changement social constituent autant de jalons autorisant l’approche théorique que nous développons ci-après. L’éco-féminisme établit un étroit lien entre la domination de la nature par l’homme et l’exploitation des femmes. Il s’oppose de façon radicale à la mondialisation néo-libérale, considérée comme la cause majeure des problèmes de ce siècle : l’exclusion, les violences, la pauvreté, la pollution, les guerres ouvertes ou larvées. Il est à la fois un mouvement de l’esprit, une philosophie de la vie et une résistance politique. L’éco-féminisme n’est pas un mouvement homogène mais apparaît comme une « résultante » constituée de différentes approches contribuant chacune à alimenter la théorie. Cette hétérogénéité constatée aux sources et au sein-même de l’écologie féministe fait à la fois ses forces et ses faiblesses. (...) Accès à la recherche complète (20 pages) sur demande.