Humeur


Dimanche. Après un week-end bien chargé, de retour à BXL à 17h.
Une seule envie : profiter de cet air printanier et des derniers rayons de soleil de la journée. J'enfourche mon vélo et vais faire un p'tit tour côté Bois de la Cambre. J'emprunte les rues pas trop pentues, un sens unique - 1er accroc: je me fais klaxonner par quelqu'un qui fait une horrible grimace et ne doit pas être au courant qu'il existe des sens interdits autorisés aux vélos, je prends ensuite une rue embouteillée - inutile de préciser laquelle, le stress du dimanche en voiture et plusieurs bonnes bouffées d'air pur. Je passe la Bascule, je prends de la place (c'est prévu) entre les rails du tram et ralentis le trafic - re-klaxon cette fois par une personne complètement hors d'elle (est-ce que je vous ai dis quel jour on est?).
Ah j'arrive dans le bois! En fait je ne sais plus si je me sens bien ou si je ne suis pas moi aussi complètement à cran.

Mais ça passe vite, les enfants rigolent, un cycliste me dépanne car mon pneu se dégonfle, le marchand de glace (déjà fini le temps des gaufres?) me fait signe de la main, j'évite de justesse un chien (je ne le klaxonne pas et pourtant ses maîtres s'excusent). Je fais ainsi mon petit tour entre les rollers, cavaliers et autres promeneurs, chaucun semble y trouver son compte.

Le soleil a disparu, il est temps de rentrer. Le trajet du retour se passe à merveille. Le vent frais fouette mon visage, je descends sans effort la chaussée de Waterloo, les derniers courageux sont en terrasse...aille la Barrière, et voilà que ça recommence. Je descends de mon vélo, emprunte le trottoir, traverse l'avenue du Parc et VLAN! un chauffeur déchaîné accroche le bord de ma roue avant. Je me fige. La furie sort de sa voiture et me crie qu'il est interdit de prendre un passage piéton à vélo...(est-ce que cette fois j'ai bien précisé que j'étais descendue de mon vélo?) Mes nerfs ne font qu'un tour mais je rétorque poliment que rouler quand on ne voit pas clair est aussi interdit. L'incident est clos...

De retour à la maison, je ne peux m'empêcher de repenser à cette "balade" et de pousser un coup de gueule à l'égard de ces automobilistes qui usent et abusent du klaxon, et qui usent et abusent de leur statut. Nous sommes tous usagers de l'espace public. Mais il est bon de rappeler que piétons et cyclistes en sont bel et bien les usagers prioritaires.


Photo du collectif de réappropriation de l'espace public.fr

L'Eco-féminisme

- Introduction L’écologie féministe, éco-féminisme ou encore, « féminisme environnementaliste », est une approche féministe de l’éthique environnementale, apparue entre les années 1970 et 1980 et est considérée comme faisant partie de la « seconde vague » féministe. Né de l’union entre les pensées féministes radicales et écologiques, l’éco-féminisme doit son appellation à la féministe française Françoise d’Eaubonne. Notons qu’en Amérique du Nord, elle s’est principalement développée à partir des mouvements antinucléaire, anti-guerre, pro-environnementaux et pro-homosexuels (lesbiennes) et, bien sûr, féministes « généralistes » des années 1980. Depuis, maintes publications, conférences et actions basées sur la reconnaissance et l’analyse des connexions existant entre les femmes, la nature et le changement social constituent autant de jalons autorisant l’approche théorique que nous développons ci-après. L’éco-féminisme établit un étroit lien entre la domination de la nature par l’homme et l’exploitation des femmes. Il s’oppose de façon radicale à la mondialisation néo-libérale, considérée comme la cause majeure des problèmes de ce siècle : l’exclusion, les violences, la pauvreté, la pollution, les guerres ouvertes ou larvées. Il est à la fois un mouvement de l’esprit, une philosophie de la vie et une résistance politique. L’éco-féminisme n’est pas un mouvement homogène mais apparaît comme une « résultante » constituée de différentes approches contribuant chacune à alimenter la théorie. Cette hétérogénéité constatée aux sources et au sein-même de l’écologie féministe fait à la fois ses forces et ses faiblesses. (...) Accès à la recherche complète (20 pages) sur demande.