1101 défis à relever, 1101 propositions à réaliser, 1101 idées à partager...


Suite à la Révolution verte post-électorale du 7 juin, Ecolo, dont le succès est historique, prend la main pour une semaine d'échanges avec le CDh (le moins grand perdant), le MR et le PS.
A l'issue de ces consultations ce lundi, en Conseil de fédération, les co-présidents nous font une proposition : entamer les négociations pour se diriger vers des oliviers tant en Communauté française, qu'en Région wallonne et en Région de Bruxelles-Capitale. Après de nombreuses discussions et échanges avec les délégués et les membres, cette proposition est validée à 87% des votants (les délégués).

Depuis, j'ai reçu de nombreux mails de protestation, d'autres demandant aux Ecolo de ne pas céder aux pressions ou à un éventuel chantage du PS, d'autres enfin qui n'auraient pas voulu d'une coalition avec le MR...

Plusieurs précisions s'imposent quant aux orientations adoptées jusqu'à présent :

1°- nous démarrons seulement les négociations, ce qui signifie que les coalitions ne sont pas bétonnées. Si les priorités et exigences d'Ecolo ne sont pas rencontrées, nous sommes prêts à aller dans l'opposition. Seul le changement fera rester Ecolo dans une majorité olivier.

2°- trois axes principaux ont été définis par Ecolo pour la négociation : la gouvernance, le développement durable, les solidarités. Malgré des signes d'ouverture de la part du MR, une considération de l'ensemble des priorités - énergie, mobilité, environnement, réorientation économique, emploi, solidarités et éducation, gouvernance... - fait apparaître que le PS et le CDh sont les partis avec lesquels nous pourrons les faire avancer, et ce sans laisser une partie des plus vulnérables sur le carreau.

3°- la décision d'aller dans un gouvernement avec le PS ne fait pas disparaître les critiques que nous lui adressons, notamment en termes d'éthique et de gouvernance, éléments qui constituent par ailleurs une des bases de la négociation. D'autre part, Ecolo est bel et bien ancré dans les valeurs de gauche, et ce en toute autonomie par rapport aux autres formations politiques.

4°- quant à la solidarité avec Groen!, surtout à Bruxelles, rien ne change: les 56 priorités communes définies pour Bruxelles sont une base de négociation de chaque côté.


Comme je ne l'ai pas encore fait sur ce blog, je remercie toutes les personnes qui nous ont accordé leur confiance, qui nous soutiennent dans notre combat en faveur de l'écologie politique. Nous restons intègres, autonomes et en faveur d'un réel changement, condition de notre participation à une coalition olivier.

Merci aux 1101 personnes qui ont choisi de me soutenir personnellement...ce qui me motive davantage encore à poursuivre mon engagement en faveur d'un monde plus juste, d'une terre plus verte et à me lancer dans 1101 combats, à relever 1101 défis et à partager 1101 idées avec vous!

Ecologiquement et durablement vôtre,

Saskia

L'Eco-féminisme

- Introduction L’écologie féministe, éco-féminisme ou encore, « féminisme environnementaliste », est une approche féministe de l’éthique environnementale, apparue entre les années 1970 et 1980 et est considérée comme faisant partie de la « seconde vague » féministe. Né de l’union entre les pensées féministes radicales et écologiques, l’éco-féminisme doit son appellation à la féministe française Françoise d’Eaubonne. Notons qu’en Amérique du Nord, elle s’est principalement développée à partir des mouvements antinucléaire, anti-guerre, pro-environnementaux et pro-homosexuels (lesbiennes) et, bien sûr, féministes « généralistes » des années 1980. Depuis, maintes publications, conférences et actions basées sur la reconnaissance et l’analyse des connexions existant entre les femmes, la nature et le changement social constituent autant de jalons autorisant l’approche théorique que nous développons ci-après. L’éco-féminisme établit un étroit lien entre la domination de la nature par l’homme et l’exploitation des femmes. Il s’oppose de façon radicale à la mondialisation néo-libérale, considérée comme la cause majeure des problèmes de ce siècle : l’exclusion, les violences, la pauvreté, la pollution, les guerres ouvertes ou larvées. Il est à la fois un mouvement de l’esprit, une philosophie de la vie et une résistance politique. L’éco-féminisme n’est pas un mouvement homogène mais apparaît comme une « résultante » constituée de différentes approches contribuant chacune à alimenter la théorie. Cette hétérogénéité constatée aux sources et au sein-même de l’écologie féministe fait à la fois ses forces et ses faiblesses. (...) Accès à la recherche complète (20 pages) sur demande.