4e effective au Sénat - Donnons un nouveau souffle à la Belgique
















J’ai le plaisir de vous annoncer ma candidature aux prochaines élections fédérales du 13 juin 2010, où je serai 4e effective sur la liste du Sénat.

Je prends part à ce scrutin pour les mêmes raisons qui m’ont poussée à le faire lors des précédentes élections régionales et fédérales : la volonté d’une part d’appliquer et de diffuser les valeurs communes qui nous animent toutes et tous au sein de la famille écologiste, l’envie, d’autre part, de continuer à apporter ma pierre à l’édifice de l’écologie politique, de manière publique.
J’ai le plaisir et la chance d’y contribuer au quotidien, non seulement au travers de la militance locale, régionale, fédérale et européenne, mais également grâce à la coordination du Département politique d’Ecolo.

En cette période d’instabilités, il importe avant toute autre chose de redonner confiance afin que chacun d’entre nous accomplisse, en allant voter, son devoir de citoyen en faveur d’une société démocratique. Il importe aussi de sensibiliser à l’importance de poser des choix durables. Ecolo doit se trouver de ce côté. Les politiques socio-économiques (intérêts notionnels, chasse aux chômeurs, absence de politiques de régulation fortes, …) et environnementales (mise en cause de la loi de sortie du nucléaire et manque d’investissements dans les énergies renouvelables, absence de politique cohérente et de long terme en matière climatique, …) menées durant ces dernières années, particulièrement depuis 2007, nous ont menées à une impasse. Il convient désormais de faire preuve de créativité, de dialogue et d’ouverture, nécessaires à la recherche de solutions tant dans le cadre des négociations avec nos voisins du Nord, que dans la recherche de solutions durables.

Ecolo prend donc ses responsabilités et devra le cas échéant prendre part à la poursuite des discussions institutionnelles, afin d’aboutir à une solution négociée entre le Nord et le Sud du pays et d’arriver à une situation acceptable pour les deux parties. A court terme, la Présidence belge constitue également un défi pour la Belgique tout entière, il en va de sa crédibilité sur la scène européenne et internationale, mais également de l’importance de mener une série de politiques européennes à bien : négociations sur le climat, politiques économiques et de régulation, services publics… des politiques qui influencent largement nos politiques nationales.
Bien sûr si ces deux défis imminents sont essentiels et seront au centre des préoccupations à la sortie des urnes, ils ne peuvent occulter le quotidien des Belges et les nécessaires mesures à prendre pour sortir des multiples crises : sociale, environnementale, économique... Il appartiendra à Ecolo de remettre au centre des discussions la réforme des pensions et de la sécurité sociale pour répondre au défi du vieillissement et de la paupérisation de pans entiers de la société, dont les travailleurs, en accordant une attention particulière aux femmes et familles monoparentales ; d’assurer aux jeunes des perspectives d’avenir, notamment via la création d’emplois dans les secteurs innovants et à plus-value environnementale ; de répondre aux inégalités croissantes en Belgique, mais également entre le Nord et le Sud, et au sein des pays du Sud, situation qui touche en premier les plus vulnérables, les plus pauvres et les femmes ; d’en revenir à la trajectoire de 0,7% - et tendre vers le 1% - du RNB alloué aux politiques de coopération avec pour objectif la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement ; d’impulser une politique de sécurité et de défense qui place les droits humains au centre des préoccupations.

Les différents acteurs et partis démocratiques en présence au niveau fédéral, en coordination avec les autres niveaux de pouvoirs et au-delà de toute « barrière » ; qu’elle soit politique, linguistique, communautaire, culturelle ou de genre, doivent donner un souffle nouveau à l’Etat fédéral.

Il est plus que jamais temps de donner un nouveau souffle au projet de société dans lequel nous voulons nous inscrire, redonner confiance en les institutions démocratiques et de prouver que nous sommes porteurs de rénovation, et non sableurs de façade…

Ecologiquement vôtre,

Saskia



Petite Bio :

- Depuis novembre 2009 : Responsable du Département politique d’Ecolo, suivi des politiques fédérales et internationales ; conseillère politique sur les politiques de genre
- Juillet – octobre 2009 : Suivi des politiques fédérales et internationales – Département politique d’Ecolo
- Novembre 2008 – Juillet 2009 : Conseillère Aide aux personnes, Cellule COCOM-COCOF au Cabinet d’Evelyne Huytebroeck, Ministre bruxelloise de l’Environnement, de l’Energie, du Tourisme et de l’Aide aux personnes (mi-temps)
- Septembre 2007 – Août 2009 : Conseillère politique pour le groupe Ecolo-Groen ! au Parlement fédéral sur les matières européennes, internationales et de coopération au développement (mi-temps)

Etudes :
- Licence en Sciences politiques à l'ULB, Master complémentaire en analyse pluridisciplinaire de la construction européenne à l'IEE
- Séjours d'études à Concordia University à Montréal et à la Nebrija Universidad de Madrid

Trilingue français, néerlandais, anglais et bonne connaissance de l'espagnol.
J'adore le violon, les créations, la musique, les amis, les balades,...

Fête des mères : l'occasion de rappeler que les droits de toutes les femmes et mères ne sont pas respectés!

Fête des mères : l’UE doit reconnaître que la santé mondiale est une question de droits humains

Jeudi 6 mai 2010, par Françoise Guillitte

Communiqué de presse du Bureau européen d’Amnesty International

Bruxelles, le 6 mai 2010

À l’approche de la Fête des mères 2010, Amnesty International souhaite attirer l’attention des dirigeants de l’Union européenne (UE) sur la nécessité d’améliorer la santé maternelle dans le monde. Alors que les conclusions du Conseil de l’UE sur la Communication sur la Santé mondiale de la Commission européenne sont attendues très prochainement, Amnesty International exhorte l’UE à traiter le concept de santé mondiale comme une question de droits humains, ce qui n’est pas vraiment le cas pour l’instant dans la communication de la Commission.

Cette communication devrait servir de base à l’élaboration d’une position européenne commune, à l’approche du sommet 2010 des Nations unies sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) en septembre, en définissant une approche fondée sur les droits humains. Cela est particulièrement important pour la réalisation de l’OMD 5, qui consiste à réduire la mortalité maternelle et à permettre un accès universel à la santé reproductive. Plus de 500 000 femmes meurent chaque année en donnant la vie, et 99 % de ces décès surviennent dans les pays en développement.

L’amélioration de la santé maternelle se heurte à de nombreuses et graves violations des droits humains telles que la discrimination de genre, les mutilations génitales féminines, les avortements pratiqués dans de mauvaises conditions, les mariages forcés, les mariages de mineures et les violences sexuelles. Par conséquent, Amnesty International est déterminée à convaincre l’UE qu’elle doit prendre en compte les obstacles spécifiques que rencontrent les femmes et les jeunes filles pour se soigner, et qu’elle doit promouvoir leurs droits sexuels et reproductifs, notamment leur droit d’accéder à des programmes de planning familial et à des méthodes contraceptives librement choisis, sûrs et efficaces.

« Les progrès observés en ce qui concerne les Objectifs du millénaire pour le développement sont liés aux progrès des droits humains dans le monde. L’UE doit aborder la question des violations des droits fondamentaux qui font obstacle au droit à la santé. Cela permettrait que les causes sous-jacentes de la pauvreté, comme la discrimination, soient prises en compte et que les groupes les plus vulnérables de la société soient considérés comme prioritaires, a déclaré Nicolas Beger, directeur du Bureau européen d’Amnesty International.

En 2008, le Parlement européen a adopté une résolution exprimant une vive préoccupation au sujet des progrès insuffisants de la réduction de la mortalité maternelle dans le monde, mais peu de mesures concrètes ont été prises depuis lors. L’UE doit faire davantage pour que des soins maternels abordables et de qualité soient accessibles à toutes. La meilleure façon d’atteindre cet objectif est de créer un mécanisme efficace de suivi et d’obligation de rendre des comptes garantissant le meilleur état de santé susceptible d’être atteint, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’UE.

« L’Union européenne doit envisager la santé sous l’angle des droits humains, non seulement pour améliorer la santé maternelle, mais aussi pour éradiquer les violations des droits humains qui la compromettent. Ces objectifs ne seront atteints qu’en luttant contre la discrimination, en assurant l’accès de toutes les femmes aux soins de santé, notamment aux plus vulnérables, et en prévoyant des voies de recours efficaces et des réparations pour les victimes de violations des droits humains », a conclu Nicolas Beger.

Amnesty International mène actuellement une campagne européenne pour protéger les droits des femmes et fillettes ayant subi ou risquant de subir des mutilations génitales féminines (MGF). Les MGF sont une violation des droits humains qui empêche la réalisation de plusieurs Objectifs du millénaire pour le développement. Pour en savoir plus : www.endfgm.eu

L'Eco-féminisme

- Introduction L’écologie féministe, éco-féminisme ou encore, « féminisme environnementaliste », est une approche féministe de l’éthique environnementale, apparue entre les années 1970 et 1980 et est considérée comme faisant partie de la « seconde vague » féministe. Né de l’union entre les pensées féministes radicales et écologiques, l’éco-féminisme doit son appellation à la féministe française Françoise d’Eaubonne. Notons qu’en Amérique du Nord, elle s’est principalement développée à partir des mouvements antinucléaire, anti-guerre, pro-environnementaux et pro-homosexuels (lesbiennes) et, bien sûr, féministes « généralistes » des années 1980. Depuis, maintes publications, conférences et actions basées sur la reconnaissance et l’analyse des connexions existant entre les femmes, la nature et le changement social constituent autant de jalons autorisant l’approche théorique que nous développons ci-après. L’éco-féminisme établit un étroit lien entre la domination de la nature par l’homme et l’exploitation des femmes. Il s’oppose de façon radicale à la mondialisation néo-libérale, considérée comme la cause majeure des problèmes de ce siècle : l’exclusion, les violences, la pauvreté, la pollution, les guerres ouvertes ou larvées. Il est à la fois un mouvement de l’esprit, une philosophie de la vie et une résistance politique. L’éco-féminisme n’est pas un mouvement homogène mais apparaît comme une « résultante » constituée de différentes approches contribuant chacune à alimenter la théorie. Cette hétérogénéité constatée aux sources et au sein-même de l’écologie féministe fait à la fois ses forces et ses faiblesses. (...) Accès à la recherche complète (20 pages) sur demande.