J-1 : Le 13 juin, c'est demain!

Ce dimanche, nous irons voter. Un droit ou un devoir certes, mais surtout une responsabilité pour chacun d’entre nous de poser le choix du projet de société qui permettra non seulement de sortir rapidement de l’imbroglio institutionnel, mais surtout qui posera les choix et les investissements nécessaires pour l’avenir. Un choix dont les conséquences seront positives pour les générations futures. Pour ces raisons et pour la cohérence entre le discours et les actes, je reste convaincue, plus que jamais, de la pertinence du vote en faveur d’Ecolo.

Indépendamment des orientations idéologiques, j'invite chacun à poser un choix raisonné et démocratique ce 13 juin. Ne pas voter, se laisser tenter pas le vote blanc ou voter pour les plus radicaux, c’est risquer de bloquer toute perspective de discussion en faveur d’une Belgique unie, moderne et solidaire.

Si, comme moi, vous souhaitez soutenir le projet de l’écologie politique en faveur d’une société plus juste, plus égalitaire, plus verte et plus solidaire, je vous invite à voter Ecolo ce 13 juin, liste n°12.

Bon vote!

Saskia

J-2 : Quelle que soit la politique que nous voulons mener, il sera nécessaire de trouver un accord institutionnel

11 juin 2010 | Il sera essentiel , après le scrutin de dimanche, de mettre en place des politiques socio-économiques et environnementales nouvelles, ambitieuses et efficaces. Néanmoins, il conviendra également de trouver un accord institutionnel pour donner un avenir à notre pays.

Disons alors les choses simplement : dans la volonté de développer la solidarité, dans le respect ferme des droits des francophones et le maintien d’un esprit de dialogue et d’ouverture avec la Flandre, il y a un équilibre qui devra être instauré dès le début des négociations. Avec Groen ! nous formons une famille politique soudée par delà les crises institutionnelles.
Pas de tabous mais de sérieuses balises pour un nouvel équilibre institutionnel

- les entités fédérées peuvent avoir des responsabilités plus grandes en matière d’emploi, de logement ou de sécurité routière, par exemple, pour des compétences plus homogènes. Le chemin inverse peut aussi être fait (Groen ! propose ainsi de refédéraliser la prévention en matière de santé ou de maintenir fédérale la coopération au développement) ;

- par contre – et Groen ! partage d’ailleurs notre conviction – nous ne pouvons envisager de mettre à mal la sécurité sociale ou d’ouvrir une concurrence fiscale entre les Régions ;

- Ecolo et Groen ! sont des partis fédéralistes, depuis leur création. Le confédéralisme prôné par certains est un leurre car c’est l’antichambre du séparatisme, comme le suggère la NVA. Dans cette vision de la Belgique, Bruxelles est supprimée. Ecolo et Groen ! proposent exactement l’inverse, renforcer Bruxelles dans sa place de région à part entière et financée justement.
Globalement, notre conviction est que le nouvel équilibre institutionnel devra être fondé sur la solidarité et la responsabilité, le respect et le dialogue

Moderniser la Belgique fédérale et sortir durablement des conflits communautaires est l’objectif fondamental poursuivi.

L’une des pistes qui y aidera et que nous défendons est celle qui vise à créer une circonscription fédérale. Les responsables politiques du nord et du sud du pays doivent être tenus de rendre compte à l’opinion de l’ensemble de la population quand ils se présentent face aux électeurs.
De même, nous proposons de recoupler les élections fédérales et régionales.
Pour terminer, un constat loin d’être anodin :

Tous les partis du Sud déclarent vouloir renforcer les néerlandophones mesurés. Mais à chaque fois qu’un politique francophone bombe le torse en versant dans les déclarations fortes et les mouvements de menton, la NVA monte dans les sondages…

Loin du repli ou du calcul électoraliste, l’ouverture et le dialogue sont plus que jamais nécessaires à la société belge. Ils constituent les conditions de l’apaisement et la voie des solutions.

Lettre des candidates membres de la Commission Une femme - Un homme d'Ecolo en faveur d'une société plus juste et plus égalitaire.

Bonjour,

Comme vous le savez, ce n’est que depuis 1948 que les femmes exercent le droit de vote en Belgique et il faudra attendre les années 70, sous l’impulsion des femmes elles-mêmes, pour que davantage de femmes soient présentes en politique. 40 ans plus tard, force est de constater que si l'égalité de tous constitue toujours un enjeu majeur de la démocratie, cette égalité n'est jamais donnée, elle est toujours à conquérir.

Engagées pour une société profondément plus juste et égalitaire, nous portons 5 priorités pour la prochaine législature fédérale :

La réduction des inégalités professionnelles et salariales
grâce à une évaluation des politiques sociales sous l'angle du genre, la mise en place d'initiatives concrètes pour mettre fin aux temps partiels non-choisis et à la dérégulation du travail, la réalisation de l'égalité salariale et la garantie de pensions décentes pour les femmes.

L'individualisation des droits et l'égalité en matière fiscale
par la réalisation progressive de l'individualisation des droits sociaux, indépendants à terme de la situation familiale de tout individu, et l'élargissement de ces réformes à l'impôt des personnes physiques.

Une lutte encore plus efficace contre les violences faites aux femmes
par la prévention, un soutien aux victimes suffisamment financé, un renforcement du dispositif judiciaire en la matière.

La promotion de l'égalité entre les femmes et les hommes au sein de l'Union Européenne et dans les relations Nord-Sud
par le soutien à la Clause de l'européenne la plus favorisée, le plaidoyer en faveur de l'alignement des législations européennes sur les critères les plus progressistes en terme d'égalité, un soutien particulier aux femmes migrantes, des politiques de coopération alliant genre et développement durable.

La garantie de l'accès des femmes aux soins de santé
par l'amélioration du cadre de vie, une meilleure prise en charge de la santé reproductive et périnatale, l’élargissement du dépistage organisé du cancer du sein à d’autres tranches d’âge, la lutte contre les troubles du comportement alimentaire chez les jeunes filles.

La présence des femmes en politique est un indicateur du rôle des femmes au sein de la société et du degré de démocratie dont celle-ci est dotée.

Si vous partagez ces propositions et bien d’autres à découvrir sur www.ecolo.be, le 13 juin, nous vous invitons à voter Ecolo.


Les candidates bruxelloises à la Chambre, membres de la Commission Une Femme-Un Homme d'Ecolo:
Zoé Genot, Sarah Turine, Evelyne Huytebroeck, Tamimount Essaidi, Marie-Rose Geuten, Anne Herscovici, Marie Nagy, Anna Zawadzka


Les candidates bruxelloises au Sénat, membres de la Commission Une Femme-Un Homme d'Ecolo:
Isabelle Durant, Zakia Khattabi, Saskia Bricmont

L'Eco-féminisme

- Introduction L’écologie féministe, éco-féminisme ou encore, « féminisme environnementaliste », est une approche féministe de l’éthique environnementale, apparue entre les années 1970 et 1980 et est considérée comme faisant partie de la « seconde vague » féministe. Né de l’union entre les pensées féministes radicales et écologiques, l’éco-féminisme doit son appellation à la féministe française Françoise d’Eaubonne. Notons qu’en Amérique du Nord, elle s’est principalement développée à partir des mouvements antinucléaire, anti-guerre, pro-environnementaux et pro-homosexuels (lesbiennes) et, bien sûr, féministes « généralistes » des années 1980. Depuis, maintes publications, conférences et actions basées sur la reconnaissance et l’analyse des connexions existant entre les femmes, la nature et le changement social constituent autant de jalons autorisant l’approche théorique que nous développons ci-après. L’éco-féminisme établit un étroit lien entre la domination de la nature par l’homme et l’exploitation des femmes. Il s’oppose de façon radicale à la mondialisation néo-libérale, considérée comme la cause majeure des problèmes de ce siècle : l’exclusion, les violences, la pauvreté, la pollution, les guerres ouvertes ou larvées. Il est à la fois un mouvement de l’esprit, une philosophie de la vie et une résistance politique. L’éco-féminisme n’est pas un mouvement homogène mais apparaît comme une « résultante » constituée de différentes approches contribuant chacune à alimenter la théorie. Cette hétérogénéité constatée aux sources et au sein-même de l’écologie féministe fait à la fois ses forces et ses faiblesses. (...) Accès à la recherche complète (20 pages) sur demande.