ATH : CONSEIL COMMUNAL 26 septembre 2013
Voici les deux questions d'actu que j'ai posées au Conseil communal de ce jeudi 26 septembre.

1/ POLITIQUE DU LOGEMENT
 

Un projet d’Agence immobilière sociale (AIS) (Ath, Flobecq, Lessines) est soumis à l’approbation du Conseil communal. Ecolo plaide de longue date pour la mise en place d’une AIS et nous serons donc attentifs à l’opérationnalisation de la démarche afin qu’elle profite à celles et ceux qui en ont le plus besoin.

Comment la majorité envisage-t-elle l'articulation entre l'AIS et les autres opérateurs "logement"actuels ? La Ville et CPAS qui sont représentés au CA, mais aussi l’HPV, l’APL?

Dans cette optique, la circulaire"ancrage 2014 - 2016" nous rappelle que les communes doivent déposer leur déclaration de politique du logement pour le 30 septembre 2013. Nous notons cependant qu’aucun projet ne nous est soumis ce jour, et que la commission communale "logement" n’a pas été convoquée pour discuter/préparer la "Déclaration de Politique du Logement" et l’"Ancrage local".

Dans le cadre de l’ancrage communal, Ath a un droit de tirage de 11 logements, soit 6 logements sociaux et 5 logements de transit. Ce droit de tirage correspond aux 2% manquant pour atteindre les 10% de logements publics à Ath, auquel s’ajoute un logement en lien avec un indicateur de cohésion sociale.  

Rendez-vous au Conseil communal d'octobre pour la réponse...

 2/ MAISONS DES PETITS

 

Nous souhaitons revenir sur diverses préoccupations qui entourent l’avenir des maisons des petits. Depuis la rentrée, il semblerait que le taux de fréquentation a chuté dans plusieurs structures, non sans lien avec l’augmentation du prix de l’accueil et des remous qui ont entouré les maisons d’enfants au 1er semestre 2013.Les accueillantes tentent tant bien que mal de valoriser leur maison, de rendre l’accueil agréable et d’y développer des activités. Mais nous sommes préoccupés par leur situation.

Nous apprenons par ailleurs que Solid’Ath n’a pas souhaité poursuivre la collaboration initialement prévue avec la Ville, pouvez-vous nous en expliquer les raisons ? Les accueillantes de la Babillarde occuperont désormais l’ensemble des locaux ainsi libérés.

Pourriez-vous nous fournir les informations suivantes :
- Le taux de fréquentation des maisons d’enfants de septembre 2012 à septembre 2013 ;
- L’organigramme du personnel, les profils de fonction et le statut des travailleurs (contrat, ancienneté, …) ;
- L’organisation des horaires d’accueil au sein des différentes maisons suite à leur réorganisation ;
- Les loyers demandés aux différents occupants (la majorité a décidé de mettre les locaux gratuitement à disposition de la Babillarde) ;
- L’état des lieux par structure des travaux réalisés et à venir.

Par ailleurs, étant donné qu’il s’agit de personnel communal :
- Quel accompagnement est mis en place pour soutenir les accueillantes dans le cadre des changements intervenus : publicité autour des maisons d’accueil, soutien, lien avec les parents…
- Quelles synergies sont mises en place avec le CPAS ? Une bonne collaboration permettrait par exemple d’équilibrer l’accueil en crèche avec l’accueil au sein des maisons des petits.
- La ville, dans cette optique, a-t-elle établi un plan financier et des projections afin d’assurer le redéploiement des maisons d’enfants qui ont été maintenues ? Si oui, pouvons-nous en prendre connaissance ; si non, nous invitons monsieur l’échevin à se pencher sur un tel plan pour éviter de voguer à vue et pour assurer l’avenir de l’accueil public de la petite enfance sur Ath.

Je me permets d’insister particulièrement sur ce dernier point. Avoir une vision de long terme doit permettre de mettre en place à temps les ajustements nécessaires pour assurer l’avenir de l’accueil public dans notre commune. Parmi ces ajustements, le prix ne doit pas être un tabou. En effet, il vaut mieux, le cas échéant, revoir le prix de l’accueil notamment en fonction du revenu des parents et avoir un nombre suffisant d’enfants qui fréquentent les structures, que de maintenir un prix élevé (17€, prix décidé au conseil du mois d'août, Écolo avait voté contre, proposant notamment que le prix soit fixé en fonction du revenu des parents, tout comme dans les crèches du CPAS) et de voir les structures désertées. La demande existe sur Ath, il faut juste pouvoir établir les besoins des familles et s’y adapter (prix, horaires,conditions,…).  

En attendant une réponse plus complète de Monsieur l'échevin, voici quelques éléments de réponse fournis par Monsieur de bourgmestre : 
Solid'Ath s'est retiré notamment parce qu'elle n'avait in fine par de travailleurs en suffisance pour rencontrer les besoins.
Ce dernier rappelle souvent que la situation à Ath est privilégiées par rapport aux autres communes et que les structures d'accueil de la ville sont surtout occupées par des non athois (à 63%?). Les situations des Maisons de Meslin, Faubourg de Mons, Ormeignies, Houtaing, Faubourg de Bruxelles sont très positives en termes de fréquentation. Ligne et Villers sont en-dessous de leur capacité mais la situation est temporaire. 
Le Conseil a voté (sans la voix d’Écolo) la gratuité pour l'occupation des locaux par le privé. 
La Babillarde pratique un prix qui varie en fonction du revenu des parents (contrairement aux maisons des petits, dont la majorité a décidé de fixer le prix à 17€ quel que soit le revenu des parents). Les accueillantes bénéficient de formations régulières et par ailleurs obligatoires (je n'avais pas posé la question...).


Ce sont 6 maisons des petits sur 15 qui ont été fermées pour raisons financières. En vertu de la convention adoptée au CC du mois d'août (sans la voix d’Écolo), la Ville a procédé à la rénovation des locaux qu'elle met ensuite gracieusement à disposition du privé... il s'agit d'un choix politique qu’Écolo ne partage pas, car il marque un premier pas vers la privatisation de l'accueil de la petite enfance. Nous resterons donc attentifs à l'évolution de la situation des maisons des petits et des accueillantes afin que ce secteur et les parents ne paient pas encore davantage les politiques d'austérité...

Voir aussi :
"Accueil préscolaire à Ath: 17 € pour tous" article de l'Avenir du mois d'août

L'Eco-féminisme

- Introduction L’écologie féministe, éco-féminisme ou encore, « féminisme environnementaliste », est une approche féministe de l’éthique environnementale, apparue entre les années 1970 et 1980 et est considérée comme faisant partie de la « seconde vague » féministe. Né de l’union entre les pensées féministes radicales et écologiques, l’éco-féminisme doit son appellation à la féministe française Françoise d’Eaubonne. Notons qu’en Amérique du Nord, elle s’est principalement développée à partir des mouvements antinucléaire, anti-guerre, pro-environnementaux et pro-homosexuels (lesbiennes) et, bien sûr, féministes « généralistes » des années 1980. Depuis, maintes publications, conférences et actions basées sur la reconnaissance et l’analyse des connexions existant entre les femmes, la nature et le changement social constituent autant de jalons autorisant l’approche théorique que nous développons ci-après. L’éco-féminisme établit un étroit lien entre la domination de la nature par l’homme et l’exploitation des femmes. Il s’oppose de façon radicale à la mondialisation néo-libérale, considérée comme la cause majeure des problèmes de ce siècle : l’exclusion, les violences, la pauvreté, la pollution, les guerres ouvertes ou larvées. Il est à la fois un mouvement de l’esprit, une philosophie de la vie et une résistance politique. L’éco-féminisme n’est pas un mouvement homogène mais apparaît comme une « résultante » constituée de différentes approches contribuant chacune à alimenter la théorie. Cette hétérogénéité constatée aux sources et au sein-même de l’écologie féministe fait à la fois ses forces et ses faiblesses. (...) Accès à la recherche complète (20 pages) sur demande.