Un nouveau défi : candidate aux européennes de mai 2014


L'Assemblée générale du 19 octobre 2013 m'a désignée à la 2e place sur la liste Écolo pour les élections européennes de 2014

C'est parce qu'il y a un formidable défi à relever que j'ai décidé d'être candidate aux élections européennes du 25 mai 2014.
Ce défi, c’est celui de la contagion, celui de rassembler les communautés autour d’un idéal, mais un idéal qui ne doit pas aveugler, celui de partager ma conviction d’européenne convaincue et  mon envie profonde de vivre dans une autre Europe.
Convaincue par le projet européen, je le suis, mais pas à n’importe quel prix.
Pas au prix que fait payer l’Europe d’aujourd’hui en faisant peser le poids de ses choix sur les pays et citoyens, souvent les plus vulnérables, plutôt que de faire fonctionner la solidarité qui est au cœur de la construction européenne.
Pas l’Europe du repli sur soi ou du recul de la construction européenne à cause d’États dont les intérêts nationaux priment.
L’Europe s’est imposée comme une nécessité et l’est à nouveau aujourd’hui. La crise et ses conséquences renvoient en effet à la nécessité de s’unir pour affronter les défis du monde moderne, mais également à l’évidence d’un passé et d’un avenir commun et tumultueux et à l’adhésion à des valeurs fondamentales communes.
L’Europe que j’ai envie de porter est une Europe démocratique, sociale, redistributive, égalitaire, fédérale et politique. 
Une Europe respectueuse des droits humains, à l’intérieur et au-delà de ses frontières, une Europe pacifique et ouverte sur le monde, qui est faite d’échanges justes, de projets communs qui fédèrent et qui renforcent.
Toutes les politiques que mène l’Europe déteignent sur notre quotidien, elles impactent les décisions de la commune au fédéral en passant par celles des régions. Mais cette Europe, c’est nous. C’est nous qui la faisons.
C’est pourquoi, j’ai envie de contribuer à au moins 3 choses :
1. Tisser et resserrer le lien indispensable entre la commune, la région, le fédéral et l’Europe, faire en sorte que les interactions entre ces différents niveaux de pouvoir soient plus fortes, resserrer les liens pour que la concertation se fasse dès le départ et pas une fois les décisions prises à l’échelle européenne ;
2. Travailler sur les dossiers qui impactent notre quotidien, celui des citoyen.ne.s, des travailleuses et travailleurs, des indépendant.e.s, des entreprises. La politique agricole commune qui détermine le modèle agricole et partant, la santé de notre terre et ce que nous avons dans notre assiette; les politiques de jeunesse, quand on sait que le taux de chômage des jeunes était de près de 20% en 2012; les politiques sociales et d'emploi; la santé et la protection des consommateurs...
3. La campagne sera régionale et fédérale. Elle sera aussi européenne. D’où ma volonté de porter la voix des écologistes sur la scène européenne tout au long de cette campagne, en insistant sur la nécessité de parler des enjeux européens au travers des réalités concrètes et du quotidien. Ca passe, tant pendant la campagne qu’après les élections dans le travail politique, par le contact permanent avec les citoyens, avec les acteurs de terrains, les assoc, les entreprises, les partenaires sociaux, avec les élus des différentes assemblées,… Ca passe aussi par l’explication de ce qu’est l’Union européenne.
Depuis que je pose des choix, notamment le choix de mes études et ensuite professionnels, ceux-ci se portent naturellement vers les questions européennes et internationales. C’est donc dans la continuité de ces choix et de mes engagements que je m'engage dans cette campagne européenne, avec la volonté et l’espoir que la transition écologique européenne ne soit plus le projet, ou l’horizon, mais le quotidien de mon fils et de ses enfants à l’âge adulte.

Mes co-listiers : Philippe Lamberts (1er effectif), Caroline Saal (1ère effective) et Hajib El Hajjaji (2e effectif).


Photo : Jean-Benoit Maréchal

L'Eco-féminisme

- Introduction L’écologie féministe, éco-féminisme ou encore, « féminisme environnementaliste », est une approche féministe de l’éthique environnementale, apparue entre les années 1970 et 1980 et est considérée comme faisant partie de la « seconde vague » féministe. Né de l’union entre les pensées féministes radicales et écologiques, l’éco-féminisme doit son appellation à la féministe française Françoise d’Eaubonne. Notons qu’en Amérique du Nord, elle s’est principalement développée à partir des mouvements antinucléaire, anti-guerre, pro-environnementaux et pro-homosexuels (lesbiennes) et, bien sûr, féministes « généralistes » des années 1980. Depuis, maintes publications, conférences et actions basées sur la reconnaissance et l’analyse des connexions existant entre les femmes, la nature et le changement social constituent autant de jalons autorisant l’approche théorique que nous développons ci-après. L’éco-féminisme établit un étroit lien entre la domination de la nature par l’homme et l’exploitation des femmes. Il s’oppose de façon radicale à la mondialisation néo-libérale, considérée comme la cause majeure des problèmes de ce siècle : l’exclusion, les violences, la pauvreté, la pollution, les guerres ouvertes ou larvées. Il est à la fois un mouvement de l’esprit, une philosophie de la vie et une résistance politique. L’éco-féminisme n’est pas un mouvement homogène mais apparaît comme une « résultante » constituée de différentes approches contribuant chacune à alimenter la théorie. Cette hétérogénéité constatée aux sources et au sein-même de l’écologie féministe fait à la fois ses forces et ses faiblesses. (...) Accès à la recherche complète (20 pages) sur demande.