Lettre ouverte à un mois du scrutin européen

Chers amis, amies, sympathisants,

Dans exactement un mois, les citoyens belges et européens voteront pour élire le futur Parlement européen, ainsi que leurs représentants régionaux et fédéraux. Jamais une élection européenne n'a été si cruciale et pourtant, jamais le taux de mobilisation des électeurs n'a été si incertain. 

C'est pour cela que j'ai choisi de m'adresser à vous, pour partager mes idées et mes ambitions pour l'Europe. Je souhaite également vous assurer de ma disponibilité pour répondre à vos questions et être à l’écoute de vos suggestions tout au long de ce dernier mois de campagne – et au-delà bien entendu.


Une Europe démocratique, transparente et juste


Pour la première fois depuis le début de la construction de l’Union européenne, le futur Parlement européen aura son mot à dire dans la désignation du futur Président de la Commission européenne, en se fondant sur le résultat des élections. Le Parlement européen a vu ses pouvoirs renforcés par le Traité de Lisbonne. Contrairement à des idées reçues, le vote des électeurs peut réellement changer le visage de l’Europe puisque les représentants belges que nous élirons le 25 mai, sont aussi ceux qui nous représenteront à l’Europe, au sein du « Conseil ».

Dans le même temps, le sentiment de méfiance des citoyens envers les décideurs politiques et l’Union européenne en général s’accroit et les forces eurosceptiques et nationalistes prennent de l’ampleur. Le manque de confiance à l’égard des représentants politiques et des institutions combinés à des politiques sociales désastreuses, alimentent l’anxiété et la colère bien légitime des citoyens.

C’est pourquoi nous devons nous montrer intransigeant avec le fonctionnement démocratique de l’Union et exiger un niveau de transparence et d’équité sans faille. Mais l’Europe,une autre Europe, est une nécessité, une chance et un défi. Une nécessité dans le monde globalisé dans lequel nous vivons : les objectifs énergétiques ou la taxe sur les transactions financières ne peuvent se réaliser à l’échelle des seuls États. Une chance en tant que tentative la plus ambitieuse d’établir une forme de démocratie fondée sur une diversité culturelle où coexistent les dimensions locales et mondiales. Et enfin un défi, dans la construction d’une identité européenne partagée.


Une Europe sociale et progressiste 


Jusqu’à présent, l’intégration de l’UE s’est faite au bénéfice de la dimension économique. Dans les années 80’ l'Union européenne a pris un tournant libéral et dérégulateur décisif.  L'Europe a apporté à la crise économique une réponse fondée sur le « tout austérité », qui a mis à mal la cohésion sociale de ses États membres, en particulier les plus touchés par les difficultés économiques. Elle en paie aujourd'hui le tribut de l'impopularité et du rejet croissant des peuples parce qu'elle est incapable de protéger et de faire preuve de progrès social. 

Les années à venir doivent être mises à profit pour rétablir un équilibre et développer les dimensions politiques, sociales et culturelles de l’Union. Une Europe au service de ses citoyennes et citoyens est indispensable.

L'économie doit accompagner et servir le déploiement de nos sociétés, et non l'inverse. Les espoirs, les craintes et les priorités des citoyens méritent des réponses qui ne peuvent pas être subordonnées aux exigences des marchés financiers.

Le Parlement européen garant de l’intérêt des citoyens européens


Le futur Parlement européen devra donc mettre le citoyen au cœur de ses politiques et promouvoir le développement durable des sociétés comme priorité absolue du projet fédéraliste européen.

Les futurs eurodéputés devront, entre autres travailler activement à la lutte contre le changement climatique, à garantir la liberté d’expression et l’accès à une information neutre et indépendante, à assurer l’égalité des sexes, à lutter contre toute discrimination, à placer l’intégration et la cohésion sociale au cœur de leurs priorités, à faire en sorte que l’UE joue un rôle responsable dans le monde, à fixer un revenu minimum garanti à au moins 60% du revenu médian, à garantir l’égalité d’accès à l’éducation et aux soins de santé, à l’éradication de la pauvreté là où 25% des européens vivent sous le seuil de pauvreté…afin de mettre les questions sociales et environnementales au cœur du projet politique européen et de les rendre au moins aussi centrales que l’économie l’a été jusqu’à présent !

Les Verts savent et sauront faire entendre leurs voix au Parlement européen


En 2009, les Verts sont devenus la quatrième force politique au Parlement européen et ont démontré leur capacité à défendre leur vision de l’Europe et à peser sur les débats et les décisions. Le groupe des Verts au PE a par exemple mené le combat qui a abouti au rejet du Traité ACTA par le Parlement européen en 2012, signant l’une des plus grandes victoires démocratiques du mandat passé.

Nous continuerons à défendre nos valeurs et à nous mobiliser sur les sujets cruciaux qui seront au cœur du travail du Parlement dans les mois et les années à venir. Parmi les enjeux qui demanderont la mobilisation de tous, je citerai le traité de libre-échange entre l’Europe et les États-Unis ou la révision de la stratégie de l’UE « Europe 2020 » afin que les dimensions écologiques et sociales y occupent une place prépondérante.


L'Europe est à un tournant


Le 25 mai prochain, il sera indispensable de poser les bons choix pour faire avancer ce projet européen progressiste et contrer les forces populistes, anti-européennes et xénophobes dont le seul but est de paralyser le développement de l’Union, à l’heure où nous avons besoin de coaliser toutes les énergies et de faire preuve de solidarité pour rencontrer les défis énoncés.

J’espère pouvoir compter sur votre volonté, vos idées et votre soutien!

Pour faire avancer concrètement le projet écologiste avant le 25 mai, vous pouvez m’afficher sur vos fenêtres; distribuer des "passeports de campagne" autour de vous, partager les infos de la campagne sur les réseaux sociaux et en parler. Toutes les forces doivent être mobilisées pour faire changer les choses !

Je me présente aux côtés de Philippe Lamberts, tête de liste et d'une liste de candidats à soutenir également!

Le 25 mai, ce sont aussi les élections régionales et fédérales, n'hésitez pas si vous souhaitez plus d'infos!

Enfin, pour en savoir plus sur le programme d'Ecolo pour l'Europe, voir aussi les chapitres thématiques pour des domaines précis.

Je me tiens à votre disposition pour toute question et idée à partager.

Saskia Bricmont
Ecolo – 2e Effective sur les listes européennes
saskia.bricmont@gmail.com
saskiabricmont.blogspot.com
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L'Eco-féminisme

- Introduction L’écologie féministe, éco-féminisme ou encore, « féminisme environnementaliste », est une approche féministe de l’éthique environnementale, apparue entre les années 1970 et 1980 et est considérée comme faisant partie de la « seconde vague » féministe. Né de l’union entre les pensées féministes radicales et écologiques, l’éco-féminisme doit son appellation à la féministe française Françoise d’Eaubonne. Notons qu’en Amérique du Nord, elle s’est principalement développée à partir des mouvements antinucléaire, anti-guerre, pro-environnementaux et pro-homosexuels (lesbiennes) et, bien sûr, féministes « généralistes » des années 1980. Depuis, maintes publications, conférences et actions basées sur la reconnaissance et l’analyse des connexions existant entre les femmes, la nature et le changement social constituent autant de jalons autorisant l’approche théorique que nous développons ci-après. L’éco-féminisme établit un étroit lien entre la domination de la nature par l’homme et l’exploitation des femmes. Il s’oppose de façon radicale à la mondialisation néo-libérale, considérée comme la cause majeure des problèmes de ce siècle : l’exclusion, les violences, la pauvreté, la pollution, les guerres ouvertes ou larvées. Il est à la fois un mouvement de l’esprit, une philosophie de la vie et une résistance politique. L’éco-féminisme n’est pas un mouvement homogène mais apparaît comme une « résultante » constituée de différentes approches contribuant chacune à alimenter la théorie. Cette hétérogénéité constatée aux sources et au sein-même de l’écologie féministe fait à la fois ses forces et ses faiblesses. (...) Accès à la recherche complète (20 pages) sur demande.