"Les clés de la maison Europe doivent être remises à la jeune génération" - Meeting Ecolo du 11 mai 2014

Caroline Saal, 1ère suppléante à l'Europe, et moi intervenions à l'occasion du Meeting Ecolo du 11 mai sur notre vision de l'Europe.


Une Europe où celles et ceux, et surtout ceux, qui ont construit l'Union européenne sur des bases essentiellement économiques et financières, remettent les clés de la Maison Europe entre les mains des jeunes générations. Nous allons reconstruire l'Europe. Une Europe où les jeunes sont donc au cœur des politiques et portent un projet européen renouvelé, où la diversité et la solidarité sont considérés comme des atouts. Une jeunesse mobilisée, engagée, qui voyage, découvre, travaille, s'épanouit, envisage demain comme une perspective positive plutôt que comme un avenir incertain.

Cela implique des bases sociales minimales élevées afin d'assurer à chacune et à chacun des conditions d'existence décentes, des investissements et la protection des services publics. Parce qu'une Europe prospère est une Europe égalitaire!

Une Europe leader dans la lutte contre le réchauffement climatique, où le soleil d'Espagne et le vent du Danemark donnent tout son sens à une Communauté européenne de l'énergie, où la recherche, l'innovation, le redéploiement sont au coeur d'échanges équitables, de relations réciproques, dans un intérêt commun européen.

Enfin, une Europe qui retrouve tout son sens démocratique, qui se questionne et qui se renouvelle à partir de ces femmes et de ces hommes qui font l'Europe, pas au travers du big business et des intérêts particuliers !

L’Europe dont nous voulons, c'est celle qui est portée par la famille à laquelle Caroline et moi appartenons, la famille écologiste, qui donne des perspectives à un avenir aujourd’hui incertain, qui montre que la transition écologique n'est pas un rêve que l'on regarde les yeux remplis d'étoiles mais une réalité qui est en marche dans nos régions et à laquelle l'Europe doit donner une impulsion collective et un sens commun !

L'Eco-féminisme

- Introduction L’écologie féministe, éco-féminisme ou encore, « féminisme environnementaliste », est une approche féministe de l’éthique environnementale, apparue entre les années 1970 et 1980 et est considérée comme faisant partie de la « seconde vague » féministe. Né de l’union entre les pensées féministes radicales et écologiques, l’éco-féminisme doit son appellation à la féministe française Françoise d’Eaubonne. Notons qu’en Amérique du Nord, elle s’est principalement développée à partir des mouvements antinucléaire, anti-guerre, pro-environnementaux et pro-homosexuels (lesbiennes) et, bien sûr, féministes « généralistes » des années 1980. Depuis, maintes publications, conférences et actions basées sur la reconnaissance et l’analyse des connexions existant entre les femmes, la nature et le changement social constituent autant de jalons autorisant l’approche théorique que nous développons ci-après. L’éco-féminisme établit un étroit lien entre la domination de la nature par l’homme et l’exploitation des femmes. Il s’oppose de façon radicale à la mondialisation néo-libérale, considérée comme la cause majeure des problèmes de ce siècle : l’exclusion, les violences, la pauvreté, la pollution, les guerres ouvertes ou larvées. Il est à la fois un mouvement de l’esprit, une philosophie de la vie et une résistance politique. L’éco-féminisme n’est pas un mouvement homogène mais apparaît comme une « résultante » constituée de différentes approches contribuant chacune à alimenter la théorie. Cette hétérogénéité constatée aux sources et au sein-même de l’écologie féministe fait à la fois ses forces et ses faiblesses. (...) Accès à la recherche complète (20 pages) sur demande.