Petit compte-rendu du Conseil communal – ou de la restructuration de l’enseignement communal un 6 juin 2014


L’enseignement communal a été au cœur de l’actualité de ces derniers jours.
Restructurations, changements de directions, inquiétudes des parents de certaines écoles concernées, projet d’immersion sur Ath, nous (athois et conseillers communaux de l’opposition) ont été révélé une semaine avant le Conseil communal de ce 6 juin 2014.
Pour ma part, n’étant pas plongée au quotidien dans nos écoles, ma première réaction a été l’étonnement. En effet, lors de la dernière commission de l’enfance qui s’est réunie le 3 mars 2014 dernier et s’était essentiellement penchée sur la question des maisons des petits, Mr l’échevin Faignart nous confirmait que tout allait bien au niveau de l’enseignement communal. Il n’était par ailleurs alors nullement question de projet d’immersion sur Ath. D’aucun trouvant même cette idée tout à fait douteuse voire saugrenue.
Méthode Coué ?
A l’approche du conseil, un article de presse, une pétition de parents d’une école au sujet du transfert de direction et une lettre de comité de parents inquiets pour la continuité du pédagogique d’une autre école plus tard, nous recevons une convocation pour participer à une Commission communale « enseignement – petite enfance » le 5 juin, veille du dit Conseil communal.
Je m’y rends, en attente d’informations – ok, après ce coup-ci, je promets de ne plus avoir la naïveté de croire que les commissions servent à recevoir des informations – mais bourgmestre et échevin, lorsque ce dernier, avec tout le respect que je lui dois, obtient la parole – se bornent à nous assurer que « tout va bien ». Les restructurations visent essentiellement des transferts d’écoles vers d’autres entités afin d’assurer le maintien des chiffres.
J’interroge alors sur les démarches des parents, sur les inquiétudes liées aux transferts de directions qui interviennent en même temps que ces restructurations, sur le point de vue syndical qui n’y est pas du tout favorable, sur l’absence totale d’informations sur une quelconque perspective de restructuration aux membres du conseil communal avant cette date alors que les chiffres utilisés pour décider de ces restructurations sont ceux de janvier 2014 (et que nous avons eu une commission le 3 mars).
Pour seules répliques, on nous assure que concertation il y a eu, que réflexion de longue date il y a eu, que les garanties sur la continuité du projet pédagogique sont absolues et ont été communiquées aux parents, que parents sont dès lors rassurés, que tout le monde est tout à fait d’accord voir demandeur des changements proposés.
A ma critique du rôle des commissions, en l’occurrence notamment celle à laquelle je suis occupée de participer, étant donné qu’elle ne sert pas à préparer sereinement ce genre de dossier important et à anticiper les problèmes dénoncés, Mr le Bourgmestre me rétorque que « je fais de la politique » […] « et que notre enseignement communal mérite mieux que d’être instrumentalisé par des gens qui font de la politique » (sic !). Et une conseillère de la majorité d’asséner à plusieurs reprises qu' "à cette allure là on ne change jamais rien".
J’entends aussi que les parents réclament le statu quo parce qu’ils tiennent à leurs privilèges au sein d’une école élitiste (sic !).
J’en tombe presque de ma chaise. Cette manière de faire de la politique est-elle réellement en faveur de l’enseignement et surtout de l’ensemble des enseignants et des élèves de l’enseignement communal ?! Car renseignements pris, concertation il n’y a pas eu et adhésion généralisée de l’ensemble des acteurs aux réformes il n’y a pas non plus. La décision est prise par le P.O. (il faut entendre, par le bourgmestre) et elle s’applique, un point c’est tout.
C’est évident, ce genre de réforme ne fait pas que des heureux, il est impossible de satisfaire tout le monde. Mais comment expliquer à cette majorité que mettre les acteurs autour de la table, travailler à ce genre de décision de concert, en associant équipes pédagogiques, directions, parents, expliquer les choses et les accompagner est le béaba de la politique et de tout changement qu'il convient d'accompagner et non d'imposer en pensant que tout le monde va adhérer ?


Des interrogations subsistent aujourd’hui que le point a été voté, certes sans le MR mais ce dernier savait pertinemment que même sans ses voix le point passerait le PS disposant de 16 voix sur 29. C'est donc en amont, au niveau du Collège, que le MR doit bloquer les dossiers et convoquer des commissions s'il souhaite réellement avoir un impact. Ces interrogations sont les suivantes :
-         certaines écoles ont été transférées vers d’autres entités, le projet pédagogique de ces écoles va donc certainement changer à l’avenir étant donné qu’elles auront une nouvelle direction et intègrent des entités qui mènent un autre projet pédagogique. Cela restera à évaluer ;
-         pourquoi avoir voulu mener cette réforme à la sauvette alors que les chiffres ne réclamaient pas de mesures d’urgence (pour la rentrée scolaire 2014 en tout cas) ?;
-         pourquoi avoir voulu changer des directions en même temps, plutôt que de d’abord assurer la réussite des restructurations ? A nouveau, cette décision ne revêtait aucun caractère urgent ;
-         l’objectif des restructurations étant le maintien des chiffres, les transferts de directions et l’inquiétude légitime des parents qui en découlent, ne risquent-ils pas d’entrainer le retrait de certains enfants… et donc de compromettre l’objectif même de la réforme ? Seul l’avenir nous le dira ;
-         pourquoi continuer à convoquer des commissions communales si elles ne servent pas soit à apporter un éclairage nouveau aux dossiers, ou mieux, à travailler sur des dossiers futurs et des projets (ça ne m’est encore jamais arrivé dans les commissions que je suis…), à part pour occuper les mandataires locaux et à les rémunérer, certes faiblement, mais à les rémunérer… à ne rien faire ?

A Ath, comme ailleurs, il reste du boulot pour faire triompher la démocratie.
Allez, tout va bien, nos chères petites têtes blondes ont deux mois pour tout oublier d’ici à la rentrée.




L'Eco-féminisme

- Introduction L’écologie féministe, éco-féminisme ou encore, « féminisme environnementaliste », est une approche féministe de l’éthique environnementale, apparue entre les années 1970 et 1980 et est considérée comme faisant partie de la « seconde vague » féministe. Né de l’union entre les pensées féministes radicales et écologiques, l’éco-féminisme doit son appellation à la féministe française Françoise d’Eaubonne. Notons qu’en Amérique du Nord, elle s’est principalement développée à partir des mouvements antinucléaire, anti-guerre, pro-environnementaux et pro-homosexuels (lesbiennes) et, bien sûr, féministes « généralistes » des années 1980. Depuis, maintes publications, conférences et actions basées sur la reconnaissance et l’analyse des connexions existant entre les femmes, la nature et le changement social constituent autant de jalons autorisant l’approche théorique que nous développons ci-après. L’éco-féminisme établit un étroit lien entre la domination de la nature par l’homme et l’exploitation des femmes. Il s’oppose de façon radicale à la mondialisation néo-libérale, considérée comme la cause majeure des problèmes de ce siècle : l’exclusion, les violences, la pauvreté, la pollution, les guerres ouvertes ou larvées. Il est à la fois un mouvement de l’esprit, une philosophie de la vie et une résistance politique. L’éco-féminisme n’est pas un mouvement homogène mais apparaît comme une « résultante » constituée de différentes approches contribuant chacune à alimenter la théorie. Cette hétérogénéité constatée aux sources et au sein-même de l’écologie féministe fait à la fois ses forces et ses faiblesses. (...) Accès à la recherche complète (20 pages) sur demande.