Ecoles et maisons d'accueil communales. Compte rendu du conseil communal d'octobre 2014.


En bref : "Soit la majorité n’a aucun projet, aucune vision en matière d’enseignement communal et d’accueil de la petite enfance et elle en fait une variable d’ajustement budgétaire, ce qui est pour le moins regrettable vu que derrière se sont les parents, les enfants et le personnel qui sont touchés.
Soit, elle a une vision très claire de ce qu’elle veut faire,mais elle avance masquée, au coup par coup, pour éviter les vagues, quitte à laisser quelques travailleurs et parents mécontents sur le carreau. Et dans ce cas, elle trompe le citoyen athois dont les choix de vie sont mis en cause.

Le minimum serait donc que la majorité informe sur ses intentions pour les 4 années à venir afin que chacun sache à quoi s’en tenir."


Une précision préalable. J’ai décidé de vous livrer une version longue du dossier. Parce que la manière dont il est traité me semble mériter une attention particulière. Parce que l’attitude de l’autorité communale est de brider toute contestation, qu’elle émane de l’opposition (ça, c’est de bonne guerre) mais aussi du personnel,voire de la population. Les principes de gouvernance démocratique ne sont pas respectés, la transparence n’est pas de mise, la concertation n’existe pas.
 
Chacun ira de sa propre opinion quant à l’opportunité de défendre des services publics. Je demande qu’au minimum, les intentions et projets politiques de la majorité athoise soient clairement annoncés aux citoyens.
 
Les « Maisons des Petits », accueil de 18 mois à 2ans et demi
 
Au 1er septembre 2013, la fermeture de 6 maisons de petits - et le maintien des 9 autres - était annoncée, de même qu’une augmentation des tarifs pour pouvoir faire face aux charges salariales. Nous avions vivement contesté cette augmentation des prix qui rendait la fréquentation inabordable pour beaucoup de parents, particulièrement pour les familles monoparentales. Les tarifs ont ensuite été rétablis à leur niveau initial, plus abordable pour les parents.

A la rentrée 2014, j’apprends un peu par hasard que la Maison des petits d’Houtaing a fermé et, plus tard, que celle de Villers devrait suivre (ainsi que l’école). Certaines personnes désireuses d’y inscrire leur enfant se seraient vues remballées par l’autorité communale et dirigées vers d’autres implantations. Mi-septembre, d’autres n’étaient apparemment pas encore au courant qu’il ne serait pas possible d’y inscrire leur enfant… Comment auraient-ils pu l’être ? En effet, l’information quant à la fermeture de la maison des petits d’Houtaing et sa reprise par une asbl a été démentie par l’Echevin en charge de la petite enfance « je ne suis pas au courant d’une telle décision » déclarait-il dans l’Avenir du lundi 15septembre. Cette décision n’avait en tout cas pas fait l’objet d’une approbation par le Conseil communal (il n’y en a pas eu en septembre). Pourtant, force fut de constater, sur le terrain, que l’accueillante concernée avait déjà été transférée dans une autre structure et que les parents, avant même la rentrée,n’ont plus pu y inscrire d’enfant. Il apparait donc clairement que la décision de fermer la maison des petits avait déjà été prise, bien avant la rentrée. Mais par qui – Mr le Bourgmestre – et avec quelle information –aucune, pas même celle de l’Echevin.

En un an de temps, ce sont 50% de maisons des petits communales qui ont été purement et simplement supprimées.

Quant à la situation des écoles communales
 
L’école de Villers était déjà en sursis à la rentrée 2013, mais une levée de boucliers, la mobilisation des parents et du personnel avait permis de reculer l’échéance jusqu’à la rentrée2014. Entre-temps, le personnel n’a pas chômé pour faire vivre la structure.Mi-septembre, les chiffres n’étant pas atteints, les parents ont été prévenus qu’ils devaient dar dar choisir une autre implantation pour leur bambin. C’est la règle, si un certain chiffre de population n’est pas atteint au sein d’une école, elle doit fermer. Et cela ferait partie de la norme si nous n’avions pas la conviction profonde qu’ici aussi, la volonté de fermer existe depuis longtemps dans le chef de Mr le Bourgmestre. Au moins depuis la rentrée 2013.
Je voudrais donc savoir si d’autres petites implantations font partie du plan de ce dernier. Une politique transparente en la matière serait en effet saine pour tout le monde : les parents qui pourraient ainsi anticiper et poser leurs choix de vie en connaissance de cause, le personnel qui serait également en mesure d’anticiper davantage et pas continuellement « mis en concurrence » avec celui d’autres structures.

Il y a un an, nous demandions une proactivité pour redorer notre enseignement communal. Un peu de publicité, une politique proactive de la part du PO, une collaboration entre les implantations« qui ont leur chiffre » et les autres, tout ça combiné aurait sans doute permis de trouver les deux élèves manquant pour faire vivre l’école de Villers.
Mais malgré des équipes dynamiques qui ont fait tout leur possible, l’absence de publicité pour la structure, les jeux de chaises musicales au sein des membres du personnel, l’absence d’information vers les parents (voir ci-dessous), un PO qui dirige les nouveaux inscrits vers d’autres implantations (témoignage de parents notamment), sont autant d’éléments qui montrent que l’objectif politique derrière tout ça est clair. Et la fermeture de la maison des petits, même si elle n’est pas le gage automatique de futurs élèves pour l’école maternelle, n’y contribuera certainement pas non plus.

Un impact sur la vie de nos cœurs de villages

Depuis quelques années, chacun s’accorde pour pointer la nécessité de faire revivre les cœurs de villages, d’y(ré-)implanter de l’activité comme une épicerie, une boulangerie, un bistro ou une librairie, du mobilier urbain comme des bancs, etc. La présence de petites classes et d’une structure d’accueil des petits influence aussi la dynamique des villages.
Ce sont des choix de vie qui sont bousculés quand des décisions comme celles-ci sont prises.

Pourquoi penser qu’il s’agit d’un objectif délibéré de la majorité ?

Je reprendrai quelques arguments avancés par Mr le Bourgmestre pour justifier des fermetures:

 - Pas de places en moins. La maison des petits d’Houtaing sera désormais occupée par une accueillante conventionnée. Ne nous méprenons pas, mon propos ne vise pas les accueillantes qui travaillent avec l’asbl concernée, dont on ne connait que trop bien les difficultés et contraintes auxquelles elles sont soumises et qui demandent des réponses par ailleurs. En tant que membre d’un conseil communal, mon inquiétude concerne la réduction progressive mais certaine des services publics. Les bâtiments communaux, aménagés, peints,fournis pour le plus grand bonheur des tous petits sont mis à disposition à titre gratuit alors que ce sont pour l’essentiel des raisons budgétaires qui poussent à ces décisions de fermer les services communaux.
Donc si dans l’absolu la structure ne ferme pas, ce sont bel et bien des places communales en moins et au total, aucune place nouvelle ne voit le jour. Par ailleurs, cette décision ne date donc pas de la rentrée, moment où l’on s’est rendu compte qu’il n’y avait pas assez d’inscrits. En effet, le dossier de reprise de la structure avait déjà été réglé par Mr le Bourgmestre avant la rentrée.

 - Pas assez d’inscrits, libre choix des parents. Les listes d’attente au sein des crèches ne désemplissent pas, certaines structures sont débordantes. Le libre choix des parents est indiscutable, mais certains parents désireux d’inscrire leur enfant dans lesdites structures se seraient faits orienter vers d’autres implantations au moment de l’inscription.Ce qui est donc certain, c’est que si on n’assure pas la promotion d’une structure et que l’objectif – caché – est de la fermer, cela ne contribue pas à attirer de nouveaux parents. Plus que l’absence d’enfants sur Houtaing, c’est l’absence de volontarisme de l’autorité communale qui a décidé du sort des maisons d’enfants.

 - La dénatalité : les chiffres sont en berne, il faut faire des bébés ([rires gras dans l'assemblée]... et oui). Trêve de plaisanterie. En chiffres absolus, s’il y a un tassement… il n’empêche pas les listes d’attente,notamment au niveau des crèches! Combien de parents n’attendent-ils pas,inquiets, le coup de fil qui leur annoncera qu’ils ont une place ?!

 - Ça coûte trop cher. Certes, ce secteur coûte cher, l’accueil de la petite enfance et l’enseignement ne sont pas des secteurs rentables, on le sait. Ath, à une certaine époque, a fait le choix de développer ces services,les supprimer aujourd’hui relève également d’un choix et de priorités politiques. C’est un choix que je ne partage pas et qui aurait, à tout le moins,du être annoncé de manière transparente aux athois. Les parents, le personnel sont mis devant le fait accompli de nouvelles fermetures à chaque rentrée, alors même que vraisemblablement, les projets sont clairement établis depuis un moment.

- Pas de pub ou une mauvaise pub

Je reçois dans ma boîte au centre ville une brochure « Les écoles communales d’Ath ville : 5 implantations où il fait bon grandir ! ». Enfin de la publicité pour notre enseignement communal, je l’accueille avec un sentiment positif. Mais quel dommage pourtant de ne pas y retrouver les implantations communales des villages.Plus d’un athois du centre ville y envoie en effet ses enfants !



Quant à la brochure de l’enseignement communal pour l’année scolaire2014-2015 : publicité pour les écoles et les maisons des petits. Et là,d’une part le projet de certaines écoles est bien développé tandis que pour d’autres, une ligne est censée résumer la spécificité du lieu. D’autre part,c’est l’ancien tarif à la journée qui est indiqué pour l’accueil au sein de nos maisons des petits, celui qui, après quelques mois de fronde, a été supprimé pour en revenir au tarif précédent ! 20€par jour pour son petit :totalement dissuasif comme prix pour la plupart des ménages ! C’est pourtant ce qui est renseigné dans la nouvelle brochure : plus cher que les tarifs pratiqués par le privé sur Ath. Vous me direz encore que l’on ne cherche pas délibérément à détourner les parents des maisons des petits ?


C’est bien le rôle de l’autorité communale, en tant que PO, de valoriser l’accueil et l’enseignement communal.

- Démotivation du personnel
 
Le personnel semble en attente d’une réelle concertation avec le pouvoir organisateur qu’est la commune. Il reçoit des directives par courrier,où les consignes sont formulées par écrit,sous forme d’injonctions, inscrites en gras et en souligné.
Jusqu’ici, la publicité des structures dépendait davantage de démarches effectuées par le personnel que dela commune, s’il y a une dynamique au sein de l’équipe, la pub se fait (via des flyers maison, des blogs…), si pas,il n’y en a pas.
Par ailleurs, les restructurations des écoles communales en juin ont mis la lumière sur une pratique apparemment courante : des changements d’affectation de membres du personnel sans concertation ni même information préalable, sans que les raisons ne soient toujours très claires. Un personnel qui devrait toujours s’estimer heureux d’avoir du travail, et c’est ce bien qui contient la contestation  éventuelle. La peur de perdre son emploi, la crainte suscitée par une politique très interventionniste.

- L’absence d’information vers les parents au sein des écoles

La concertation n’est décidément pas le fort de la majorité (informer après avoir décidé, ce n’est pas se concerter). Que ce soit avec les parents,le personnel, le conseil communal. Je m’en réfère par exemple à la lettre adressée par Mr le Bourgmestre aux houtaignois en date du 24 septembre les informant des décisions prises… Ou encore des réunions de commissions purement informatives quelques jours avant le conseil communal, qui sont censées être des lieux de débat mais qui servent surtout à l’étouffer.

Et pourtant, les inscriptions au sein de nos écoles dépendent avant tout des parents qui voudront bien y inscrire leurs enfants, de la dynamique au sein d’une école, des liens créés avec les équipes pédagogiques,d’autant plus au sein de petites structures rurales.

Une collaboration entre services communaux toujours en attente : crèches du CPAS, maisons des petits, enseignement communal

Est-il bien normal de laisser mourir un accueil communal de la petite enfance « faute de candidats » alors que les listes d’attente au sein des crèches du CPAS (et des autres), sont longues, voire très longues ?
Je m’adressai plus particulièrement à Messieurs l’échevin et Président du CPAS,lesquels n’ont absolument rien dit, en dehors d’un ricanement, à l’occasion de ce Conseil communal : à quand une collaboration entre crèches du CPAS,maisons des petits puis enseignement communal pour proposer un « parcours »aux parents qui souhaitent une place d’accueil pour leurs petits dès le plus jeune âge ? De nombreux parents athois ne connaissent même pas les maisons des petits et les alternatives à la crèche qui sont proposées sur le territoire communal. Or, nombreux sont également les parents qui désespèrent de recevoir LE coup de fil leur annonçant qu’ils ont une place en crèche à l’issue du congé de maternité ou parental. La demande existe sur Ath, il est faux d’affirmer le contraire comme le fait la majorité pour justifier ses décisions.
N’est-il dès lors pas aberrant de refuser des bébés au sein de nos crèches communales, alors que ces dernières pourraient par exemple se spécialiser dans l’accueil des 3-18 mois et ensuite« passer le relais » aux maisons des petits qui accueillent dès 18mois ? Nos écoles communales bénéficieraient dans la majorité des cas de cette logique car un enfant et des parents habitués à un cadre n’ont la plupart du temps pas de raison d’en changer entre les tranches de vie.

C’est sûr, une telle organisation demanderait de la concertation,du volontarisme du PO, l’association du personnel des différentes structures.Mais surtout et avant tout une réelle volonté politique.

Pour développer de nouveaux services, il faut attendre le« Masterplan ». Pas pour les fermer ?

Construction de nouveaux logements, arrivée de nouveaux habitants, la Ville d’Ath grandit. Depuis de nombreuses années, il nous apparait indispensable qu’une réflexion globale ait lieu afin d’anticiper un maximum l’arrivée de ces nouveaux habitants, d’assurer une politique immobilière cohérente, de réfléchir la mobilité en conséquence et les alternatives qui doivent être proposées à la voiture car la ville est déjà saturée aujourd’hui aux heures de pointe, de réfléchir les services qui devront être prévus pour répondre aux besoins des nouveaux habitants sans les contraindre à utiliser leur voiture ou trouver réponse à leurs besoins en dehors de Ath.

Le Master plan ! Une étude vient d’être lancée, laquelle est menée par Ideta, pour répondre à ces questions. A bon entendeur ! Il était temps et nous l’attendons impatiemment,nous avons proposé notre collaboration et insisté sur celle de l’ensemble des acteurs associatifs et autres pour réfléchir ensemble. On nous la promise... Bref, le Master plan on l’attend. En attendant l’autorité communale décide de fermer des services publics aux athois dans l’accueil de la petite enfance,voir l’enseignement. Je m’étonne donc une fois de plus que des décisions soient prises, lesquelles sont irrévocables, car je doute que des structures publiques soient réouvertes : on laissera le soin au privé de s’en charger. C’est d’ailleurs ma crainte dans le cadre du nouveau projet de crèche, également à l’OJ du conseil communal d’octobre et sur lequel j’aurai l’occasion de revenir dans une prochaine note.

Etions-nous prévenus ? Est-ce que l’opposition ecolo crie au loup ? Que dit l’accord de majorité ?

Aujourd’hui la question est donc : quel est l’objectif réel de la majorité athoise violette? La privatisation de l’accueil de la petite enfance et la réduction du nombre d’implantations scolaires pour se concentrer sur les« plus grosses implantations » ? Si oui,quelles implantations sont encore visées ? En tout cas, l’accord de majorité ne répond à aucune de ces questions.

De deux choses l’une :
Soit la majorité n’a aucun projet, aucune vision en matière d’enseignement communal et d’accueil de la petite enfance et elle en fait une variable d’ajustement budgétaire, ce qui est pour le moins regrettable vu que derrière se sont les parents, les enfants et le personnel qui sont touchés.
Soit, elle a une vision très claire de ce qu’elle veut faire,mais elle avance masquée, au coup par coup, pour éviter les vagues, quitte à laisser quelques travailleurs et parents mécontents sur le carreau. Et dans ce cas,elle trompe le citoyen athois dont les choix de vie sont mis en cause.

Le minimum serait donc que la majorité informe sur ses intentions pour les 4 années à venir afin que chacun sache à quoi s’en tenir.

L’accueil de la petite enfance et notre enseignement communal, leur personnel,méritent un avenir sûr et des garanties quant au soutien de leur PO. La rentrée2015 ne peut être celle de nouvelles fermetures, ni de nouveaux jeux de chaises musicales au sein du personnel, ni de nouvelles incertitudes pour les parents et les enfants. Ce serait la meilleure manière de détruire ce service public que les athois attendent de qualité.


Et pour finir, quelques anecdotes (marrantes si elles n’étaient pas pathétiques) du Conseil communal :

1/ La question : Je reconnais que mon interpellation était longue, mais une fois n’est pas coutume et le sujet me semble assez important pour lui consacrer un débat et du temps.Interrompue par le Président de séance à 2/3 de mon exposé, j’ai droit à du« photovoltaïque », « c’est moi le Bourgmestre »,« vous vous êtes déjà exprimée dans la presse »,« vous n’aviez qu’à poser vos questions en commission » (ben voyons,vous savez ces commissions qui servent à étouffer le débat en conseil communal),« si vous aviez déposé une question dans les temps, nous vous aurions répondu »(oui oui, surtout ne pas critiquer en public), …avant de clôturer le débat. Bref aucun argument qui réponde aux éléments que j’ai mis en avant.

2/ La réplique : Moi « en vertu du ROI Mr le Président j’ai droit à une réplique… » Lui :« en vertu du ROI, je préside cette séance et le Président décide de la tenue des travaux. Je vous répète que le débat est clos ».

Ah mais zut, il n’y a pas eu de débat.

3/ Et puis il y a eu la petite voix que l’on entend jamais mais qui s’incruste : l’Echevine de la culture a en fait réellement clôturé le point en volant au secours d’un Président de séance hors de lui. Arguant que de toute façon ma question n’était pas une question d’actualité (note de lecture :le règlement d’ordre intérieur du conseil communal ne prévoit que la possibilité de poser des questions d’actualité). Alors, la rentrée scolaire n’est déjà plus un sujet d’actualité au 3 octobre, date du 1erconseil communal qui suit la rentrée, sachant qu’il n’y a pas eu de CC en septembre ? Je laisse, à nouveau, à chacun le soin de juger.

#vivelademocratie

L'Eco-féminisme

- Introduction L’écologie féministe, éco-féminisme ou encore, « féminisme environnementaliste », est une approche féministe de l’éthique environnementale, apparue entre les années 1970 et 1980 et est considérée comme faisant partie de la « seconde vague » féministe. Né de l’union entre les pensées féministes radicales et écologiques, l’éco-féminisme doit son appellation à la féministe française Françoise d’Eaubonne. Notons qu’en Amérique du Nord, elle s’est principalement développée à partir des mouvements antinucléaire, anti-guerre, pro-environnementaux et pro-homosexuels (lesbiennes) et, bien sûr, féministes « généralistes » des années 1980. Depuis, maintes publications, conférences et actions basées sur la reconnaissance et l’analyse des connexions existant entre les femmes, la nature et le changement social constituent autant de jalons autorisant l’approche théorique que nous développons ci-après. L’éco-féminisme établit un étroit lien entre la domination de la nature par l’homme et l’exploitation des femmes. Il s’oppose de façon radicale à la mondialisation néo-libérale, considérée comme la cause majeure des problèmes de ce siècle : l’exclusion, les violences, la pauvreté, la pollution, les guerres ouvertes ou larvées. Il est à la fois un mouvement de l’esprit, une philosophie de la vie et une résistance politique. L’éco-féminisme n’est pas un mouvement homogène mais apparaît comme une « résultante » constituée de différentes approches contribuant chacune à alimenter la théorie. Cette hétérogénéité constatée aux sources et au sein-même de l’écologie féministe fait à la fois ses forces et ses faiblesses. (...) Accès à la recherche complète (20 pages) sur demande.